Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /Jan /2010 21:09

Nous vous proposons sur ces 30 articles des informations et des explications sur la RETRAITE. Pour une recherche rapide sur un mot, vous pouvez utiliser le raccourci CTRL+F puis taper votre mot.

 


1. retraite complementaire

La retraite complementaire est une pension destinée à suppléer les versements du régime de base de la Sécurité Sociale au terme de son activité professionnelle. Tous les salariés sont automatiquement affiliés à une retraite complementaire, mis à part les fonctionnaires qui doivent opter pour un contrat optionnel.

 

Pour tous les salariés du privé qui dépendent du régime général de la Sécurité Sociale, la retraite complementaire se matérialise par une affiliation, automatique, à l'ARRCO. Selon le type d'activité de chacun, d'autres organismes peuvent intervenir : l'AGIRC pour les cadres, l'AGRICA pour les salariés agricoles, l'IRCANTEC pour les agents non titulaires de l'Etat, et la CRPNPAC pour  les navigants de l'aéronautique civile. Pour les fonctionnaires, la retraite complementaire peut passer par le CREF, le CGOS ou la PREFON.

 

Grâce à leur retraite complementaire AGIRC, les cadres cumulent à la fois les versements du régime de base de la Sécurité Sociale, et deux compléments, l'un versé par l'ARRCO, et l'autre par l'AGIRC. Pour les salariés agricoles, le système est exactement le même, à la différence près que les retraites ARRCO et AGIRC sont gérées par un troisième organisme, l'AGRICA. Pour les agents non titulaires de l'Etat comme pour les navigants de l'aéronautique civile, ce sont, respectivement, l'IRCANTEC et la CRPNPAC qui forment la deuxième retraite complementaire après l'ARRCO.

 

Les fonctionnaires n'ont pas l'obligation de prendre une retraite complementaire, mais, à défaut, leur pouvoir d'achat risque de chuter considérablement au moment de l'arrêt de leur activité. Les trois organismes de complementaire retraite qui leur sont proposés ont des systèmes de gestion différents, qui se basent soit sur la « cotisation définie » (les droits à venir sont calculés en fonction du montant des cotisations), soit sur la « prestation définie » (le montant des cotisation est calculé en fonction des droits désirés).  


2. complement de retraite

Afin de ne pas perdre trop de pouvoir d'achat au moment où l'on cesse son activité professionnelle, un complement de retraite est essentiel et bien souvent obligatoire. Pour la grande majorité des salariés en effet, le complement de retraite est prévu automatiquement, mais il prend des formes sensiblement différentes en fonction du type d'activité de chacun.

 

Hormis les fonctionnaires, tous les salariés sont affiliés au complement de retraite de l'ARRCO sans avoir besoin de s'en préoccuper : l'affiliation est automatique. Pour les fonctionnaires en revanche, le complement de retraite relève du choix de chacun, car l'affiliation est optionnelle, et peut être réalisée auprès de trois organismes distincts :  le CREF, le CGOS ou la PREFON.

 

Pour tous les autres salariés, le complement de retraite est constitué au moins d'une affiliation à l'ARRCO, et, bien souvent, d'une deuxième affiliation auprès d'un autre organisme. Ainsi, pour le personnal navigant de l'aéronautique civile, le complément de l'ARRCO est-il augmenté d'un versement des caisses de la CRPNPAC. Pour les agents de l'Etat qui n'ont pas été titularisés, c'est le complement de retraite de l'IRCANTEC qui permet d'augmenter la rente de l'ARRCO et du régime de base de la Sécurité Sociale.

 

Pour les cadres et les salariés agricoles, le complement de retraite se compose des versements de l'ARRCO et de l'AGIRC. Mais tandis que les cadres doivent traiter avec ces deux interlocuteurs, le complement de retraite des salariés agricoles, en revanche, est géré par l'AGRICA, un organisme qui se charge de regrouper les prestations de l'ARRCO et de l'AGIRC. 

 

 

 

3. assurance retraite

L'assurance retraite est la garantie, pour tout travailleur, de pouvoir bénéficier d'une rente calculée en fonction de son âge et du nombre de cotisations versées lorsqu'il mettra un terme à son activité professionnelle, soit par choix soit parce qu'il aura atteint la limite d'âge légale pour pouvoir exercer son métier. Mais comment fonctionne exactement l'assurance retraite ?

 

En France, l'assurance retraite se compose d'un régime de base, versé par la Sécurité Sociale via la CNAV, et d'un ou de plusieurs compléments versés par différents organismes selon le métier du cotisant. Bien que le régime de base de la Sécurité Sociale soit un acquis social de taille, il ne peut pas suffire à lui seul pour garantir un niveau de vie similaire à celui de la vie active : l'assurance retraite ne peut faire l'impasse sur une complémentaire qui est la plupart du temps obligatoire.

 

En matière d'assurance retraite, la population des travailleurs est divisée en trois catégories : les salariés du secteur privé, les fonctionnaires et les non-salariés (profession libérale, chef d'entreprise etc.). Pour leur complément de retraite, Les salariés du secteur privé sont affiliés à l'ARRCO. C'est également le cas des cadres, qui sont en outre affiliés à l'AGIRC. Pour les fonctionnaires, le choix du complément retraite est optionnel, et peut désigner le CREF, le CGOS ou la PREFON. Pour les non salariés, l'assurance retraite passera par la caisse vieillesse RSI ou par la CIPAV en fonction du type d'activité qu'ils exercent.

 

Pour consolider encore leur assurance retraite, la plupart des travailleurs choisissent de cotiser pour un complément de retraite supplémentaire, souscrits auprès d'organismes privés. Dans ce cas, l'assurance retraite est constituée par capitalisation (suivant le fonctionnement de l'épargne) et non plus par répartition (les pensions des retraités sont financés par les cotisations des travailleurs en activité). 


4. retraite epargne

 

Contrairement aux cotisations obligatoires versées à la Sécurité Sociale et aux organismes de complément de retraite , la retraite epargne est optionnelle. Comme son nom l'indique, la retraite epargne est un investissement sur le long terme, qui peut être conçu sous différentes formes.

 

L'objectif de la retraite epargne peut être fort différent en fonction des contrats souscrits. Dans certains cas, la retraite epargne est prévue pour apporter une rente supplémentaire au moment de l'arrêt de l'activité professionnelle. Mais la retraite epargne peut aussi être le moyen de prémunir ses proches contre une baisse de ressources en cas de décès, et s'inscrit alors dans une optique successorale.

 

La retraite epargne utilisée comme moyen d'organiser la succession intervient au moment du décès du titulaire du compte, et est appelée pour cette raison « contrat prévoyance » ou « onctrat décès pur ». Le souscripteur ne touche rien tant qu'il vit, mais utilise la retraite epargne pour éviter une baisse de revenus à ses proches s'il vient à disparaître.

 

Lorsque la retraite epargne est considérée comme un moyen d'obtenir à terme le versement d'une rente supplémentaire, elle est qualifiée de « contrat en cas de vie » ou de « contrat placement ». La rente peut être versée par petites mensualités ou en une seule fois. La date fixée pour le début des versements correspond le plus souvent à la date de la retraite du souscripteur, mais elle peut parfaitement intervenir à un autre moment. En principe, une retraite epargne « en cas de vie » ne prévoit aucun versement en cas de décès du titulaire du compte, mais, dans les faits, ce type de placement est souvent doublé d'une contre-assurance : en cas de décès, les proches du souscripteur recevront l'argent à sa place.  


5. retraite par capitalisation

Bien que toutes deux consistent à assurer une rente lors de l'arrêt de l'activité professionnelle, la retraite par capitalisation et la retraite par répartition sont à différencier très nettement. Quel est donc le fonctionnement de la retraite par capitalisation, et en quoi diffère-t-elle de la retraite par répartition ?

 

Le principe de la retraite par capitalisation est simple : c'est l'accumulation de versements qui finit par constituer un capital donnant droit au versement d'une rente. Le souscripteur d'un contrat de retraite par capitalisation peut être un particulier, une collectivité ou une entreprise.

 

La retraite par capitalisation est donc une sorte d'épargne accumulée par une génération pour son propre compte. La retraite par répartition est exactement à l'opposé de ce principe, puisque c'est toujours la génération suivante qui cotise pour la précédente. Ces deux types de retraites sont généralement utilisés de manière complémentaire : les cotisations retraite obligatoires fonctionnent essentiellement sur le principe de la retraite par répartition, tandis que les complémentaires retraite souscrites individuellement peuvent être conçues sur le modèle de la retraite par capitalisation.

 

En France, la retraite par capitalisation est surtout associée à l'épargne retraite. Mais le phénomène des baby-boomers a quelque peu remis en question ce principe. En effet, les enfants nés juste après-guerre arrivent aujourd'hui à l'âge de la retraite : plus nombreux que la génération suivante, ils induisent logiquement des cotisations plus lourdes pour ces derniers. Un système mixte, associant retraite par capitalisation et retraite par répartition pourrait éviter les injustices intergénérationnelles de ce type.



 

6. épargne retraite

En cas de vie, en cas de décès ou mixte, l'épargne retraite est un produit financier qui permet d'investir sur le long terme. Quelles sont les différences entre chaque contrat d'épargne retraite, et dans quels cas peut-il être intéressant d'y souscrire ?

 

Il existe au total trois types de contrats épargne retraite : le contrat prévoyance ou décès pur, le contrat épargne ou « en cas de vie » et le contrat mixte, qui fonctionne aussi bien en cas de vie qu'en cas de décès. L'épargne retraite cumule en ce cas les attributs des contrats prévoyance et des contrats épargne.

 

Constituée par des prélèvements réguliers sur le compte du souscripteur et/ou par le versement d'un capital à l'ouverture du contrat, l'épargne retraite prévoyance est destinée à fonctionner uniquement en cas de décès du souscripteur. Elle permet de garantir un minimum de revenus à ses proches, ou de transmettre plus facilement une partie de son patrimoine. L'épargne retraite prévoyance se traduit alors par le versement d'une somme aux proches du souscripteur, en une seule fois ou par mensualités, conformément au contrat établi par le titulaire du compte.

 

L'épargne retraite en cas de vie est elle aussi destinée à être reversée ultérieurement, mais, cette fois-ci, uniquement si le titulaire du compte est encore vivant. Au moment de l'établissement du contrat, une date est prévue à l'avance pour le début des versements. Elle est généralement calculée pour tomber au moment de la mise à la retraite du souscripteur, mais il s'agit d'un usage et non d'une obligation. En cas de décès, cette épargne retraite ne bénéficiera pas aux proches du titulaire du compte, sauf si ce-dernier l'a enrichie d'une contre-assurance.   

 

 

 

 

 

7. placement retraite

Profiter pleinement de sa retraite, c'est l'avoir anticipée : un placement retraite permet d'aborder l'arrêt de l'activité professionnelle en toute sérénité. Optionnel, le placement retraite vient compléter la pension calculée sur la base des cotisations obligatoires durant la vie active, et permet de vivre plus confortablement.

 

Un placement retraite peut prendre des formes très différentes. L'investissement immobilier, le placement en bourse ou un contrat d'asssurance-vie sont autant de solutions intéressantes pour augmenter ses revenus au jour de la retraite. Certains organismes bancaires ou d'assurance proposent également des plans de placement retraite spécialement conçus pour être rentables sur le long terme.

 

Un investissement immobilier peut être envisagé comme un placement retraite : en achetant un bien immobilier et en utilisant au mieux les avantages fiscaux consentis par les loi Borloo et de Robien, la location ultérieure du bien permettra de toucher mensuellement un complément financier appréciable. Toutefois, ce type de placement retraite demande du temps et de l'énergie.

 

Avec une solution assurance vie ou placement retraite planifiée par un organisme spécialisé dans ce type de transactions, le futur retraité est déchargé de ces soucis : il lui suffit de cotiser chaque mois une somme déterminée en fonction de la durée envisagée du contrat et de ses exigences sans avoir à gérer lui-même ses investissements. Un placement retraite est très similaire à une assurance-vie, puisqu'il fonctionne sur le principe de la capitalisation tout au long de la vie, puis du versement d'une pension à date fixe, mais il offre souvent des garanties supplémentaires, telles que la prise en charge des cotisations en cas d'arrêt maladie prolongé ou d'invalidité, et prépare davantage la fin du contrat avec des placements plus sûrs dans les dernières années.

 

 


8. capital retraite

Aujourd'hui, se forger un capital retraite durant ses années d'activité n'est pas simplement une précaution : c'est une nécessité. Le financement des retraites est en effet devenu particulièrement épineux, et le régime de base associé aux complémentaires obligatoires telles que l'AGIRC ou l'ARRCO n'est plus suffisant pour garantir des rentrées d'argent satisfaisantes en fin de vie. Prévoir un capital retraite permet donc d'envisager l'avenir avec davantage de sérénité.

 

Actuellement, la capital retraite peut être constitué de différentes manières. Les plans d'épargne, collectifs ou individuels, peuvent ainsi représenter une bonne réponse au problème de la retraite. Les cotisations versées sont à déduire des revenus déclarés, ce qui permet d'emblée de bénéficier d'une baisse d'impôts, tout en faisant preuve de prévoyance. En entreprise, les salariés peuvent souscrire à un PERCO (Plan d'Epargne pour la Retraite Collective), tandis que le PERP (Plan Epargne Retraite Populaire) permet de se constituer un capital retraite à titre individuel.

 

L'assurance-vie représente un autre moyen de construire un capital retraite sur le long terme. 

Plus souple que le plan épargne, l'assurance-vie offre une grande liberté dans le montant et la périodicité des versements. En cas de décès du souscripteur, l'assurance-vie permet aussi d'ajouter son capital retraite au reste du patrimoine et de le transmettre sans qu'il soit exagérément amputé par les droits de succession.

 

Enfin, les investissements immobiliers peuvent être utilisés pour la constitution d'un capital retraite, notamment en utilisant les dispositifs de Robien, Borloo et Scellier. A condition qu'il soit destiné à la location, le bien immobilier donne droit, dans un premier temps, à des réductions d'impôts qui permettent de rembourser l'emprunt contracté pour l'achat du bien. La revente du bien ou la perception de loyers participera ensuite à la constitution du capital retraite.

 

 


9. baby boomer

Pour un baby boomer, l'approche de l'âge de la retraite est un réel souci. Le système de retraite par répartition, dominant en France, est en effet basé sur le principe d'un renouvellement équilibré et  régulier des générations. Que va-t-il donc se passer, à présent que le baby boomer parvient à l'âge de la retraite ?

 

Par « baby boomer », on entend en fait tout individu né entre 1945, à la fin de la deuxième guerre mondiale, et 1970. Actuellement, seule la première vague de cette génération arrive à l'âge de la retraite. Mais le phénomène pose déjà quelques problèmes quant au financement des retraites : la descendance du baby boomer n'est pas suffisamment nombreuse pour assurer à chacun une retraite confortable grâce au système par répartition.

 

Avec la retraite par répartition, chaque baby boomer a pu aisément financer la retraite de la génération précédente, qui compte moins d'individus. Mais la problématique s'inverse à présent, et le départ à la retraite du baby boomer, ajouté au déficit des caisses d'assurance vieillesse, dénonce la précarité du système, et le financement des pensions n'a jamais paru aussi fragile.

 

Pour s'assurer un minimum de confort et de sécurité après sa période d'activité professionnelle, le baby boomer a généralement souscrit à des complémentaires retraite individuelles. De son côté, le gouvernement a anticipé ce moment critique, et multiplié les offres de produits financiers de prévoyance donnant droit à des crédits ou déductions d'impôts, afin d'inciter le baby boomer à prendre en charge sa propre pension via le système de retraite par capitalisation.

 

 


10. baby boomers

Pour la première vague de baby boomers, qui sont nés entre 1945 et 1955, l'heure de la retraite a sonné. Quelles vont donc être les conséquences du phénomène de la prise de retraite des baby boomers ?

 

Depuis longtemps, la mise à la retraite des baby boomers a été repérée comme un passage critique pour le financement des pensions. Fait rarissime, les retraités vont représenter une très importante part de la population, et leurs pensions pourront difficilement être assumées par les actifs, moins nombreux que les baby boomers.

 

La logique voudrait toutefois que le départ à la retraite des baby boomers ait un impact positif sur l'emploi : si le nombre de chômeurs est moindre, l'effort à fournir pour le paiement des retraites devrait être moins insurmontable. Mais de récentes études montrent qu'il n'en est rien. Quelques emplois risquent en effet de se libérer, mais, dans la plupart des cas, les baby boomers partant à la retraite ne seront pas remplacés par les entreprises qui cherchent à tout prix à faire baisser leurs effectifs.

 

Pour les baby boomers, le financement de leur retraite devra donc beaucoup à leurs propres efforts. Les produits financiers proposant une retraite par capitalisation ont explosé ces dernières années, et sont bien souvent soutenus par l'Etat via des réductions ou crédits d'impôts. Même si tout est fait pour la minimiser autant que possible, l'injustice intergénérationnelle frappe indéniablement les baby boomers qui, après avoir financé les retraites de leurs parents, doivent assumer la leur s'ils ne veulent pas accabler leurs enfants...

 

 


11. information retraite

Depuis 2003, l'information sur la retraite est un droit. Afin d'inciter chacun à faire preuve de prévoyance pour sa propre retraite, le gouvernement français met à la disposition de chacun l'ensemble de l'information retraite le concernant.

 

L'information retraite est donc désormais accessible sur internet, à travers un site commun aux 35 organismes de retraite obligatoires (de base et complémentaires), qui se sont, pour l'occasion, constitués en GIP (Groupement d'Intérêt Public). Sur ce site information retraite, les grandes lignes du principe de la retraite sont abordées, afin de permettre à chacun de comprendre le fonctionnement du système, et une histoire de la retraite est retracée.

 

Sur le site information retraite de ce GIP, il est également possible de réaliser une simulation en ligne pour avoir une idée du montant de sa future retraite. Bien qu'il soit envisageable de faire cette simulation à partir d'approximations, mieux vaut néanmoins de munir au préalable de toutes ses fiches de paie. Ainsi, l'information retraite sera calculée au plus juste, proposant plusieurs paliers en fonction de l'âge du cotisant au moment de son départ à la retraite (le maximum s'arrêtant à 65 ans).

 

Les mesures gouvernementales pour l'information retraite ont également imposé l'envoi, pour chaque individu, d'un relevé des droits recoupant l'ensemble des organismes retraite dont il a pu dépendre. Grâce à ce document, envoyé tous les 5 ans, chacun pourra anticiper son départ à la retraite. A partir de 55 ans, le courrier information retraite envoyé au cotisant portera mention d'une estimation du montant de la pension à laquelle il aura droit.  


 

12. cotisation retraite

La cotisation retraite est variable en fonction de l 'organisme qui la prélève, et du degré de qualification du travailleur ou de son statut. Voici donc un petit résumé du fonctionnement de la cotisation retraite pour les salariés du secteur privé, qui représentent la majorité des actifs.

 

Dans le secteur privé, la cotisation retraite se compose d'une base, prélevée par l'URSSAF et identique pour tous, et, le plus souvent, d'une complémentaire obligatoire qui se traduit par deux schémas : pour les salariés non cadres, la totalité des cotisations sont prélevées pour le compte de l'ARRCO. Pour les cadres salariés, la cotisation retraite passe par l'ARRCO également, mais aussi par l'AGIRC.

 

Pour un salarié non cadre, la cotisation retraite pour la complémentaire obligatoire est prélevée directement sur son salaire, et est intégralement versée aux caisses de l'ARRCO. En règle générale, la cotisation retraite maximale est limitée à 3 plafonds de la Sécurité Sociale.

 

Pour le cadre salarié, la cotisation retraite se divise en fait en deux versements distincts. Sur un même salaire, l'ARRCO ponctionne une cotisation calculée sur la base d'une fraction du salaire du cadre, comprise entre un euro et le plafond de la Sécurité Sociale. Sur le reste du salaire, l'AGIRC récupère une cotisation retraite qui peut aller jusqu'à 8 plafonds de la Sécurité Sociale. Pour les salariés du secteur agricole, le fonctionnement de la cotisation retraite est sensiblement identique à celui qui s'applique aux cadres, à la différence près que c'est un troisième organisme, l'AGRICA, qui se charge du prélèvement et de la répartition des cotisations entre l'ARRCO et l'AGIRC.

 

 


13. taux retraite

Selon le nombre d'années de cotisation, l'âge du départ à la retraite ou d'autres paramètres tels que le nombre d'enfants ou une éventuelle invalidité, le taux de retraite qui sera appliqué pour le calcul du montant de la pension allouée sera différent. Voici donc un petit récapitulatif des taux de retraite appliqués à chaque cas particulier.

 

Pour le régime de base, le taux de retraite maximal est de 50 %. Ce taux s'applique au salaire de base et fonctionne par trimestre. Les primes n'entrent donc pas dans le calcul, ni les trimestres incomplets. Les années pour lesquelles un versement retraite a été effectué ne compte pas non plus. Le taux de retraite à 50 % s'applique à tout travailleur qui arrête son activité à ses 65 ans.

 

Dans certains cas, il est possible de bénéficier du taux de retraite à 50 % dès ses 60 ans. Pour avoir droit au taux de retraite à 50 %, il faut alors pouvoir justifier de 160 à 164 trimestres de cotisation au cours de sa vie (la variation est fonction de l'année de naissance), ou être reconnu médicalement inapte au travail, titulaire d'une pension d'invalidité, ancien combattant ou prisonnier de guerre, ou encore être mère de trois enfants au moins et ouvrière (avoir pratiqué une activité manuelle pendant 5 ans dans les 15 ans précédant la demande de départ à la retraite) avec au total 120 trimestres au moins de cotisation. 

 

Pour ceux qui souhaitent partir à la retraite avant l'âge requis et ne peuvent justifier d'un nombre suffisant de trimestres de cotisation, le taux de retraite sera minoré. A l'inverse, les actifs qui cessent leur activité professionnelle après leurs 65 ans pourront bénéficier d'un taux de retraite majoré (ou surcote).

 

 


14. reforme retraite

Le 21 août 2003, la loi Fillon, ou reforme de la retraite, a considérablement modifié les calculs de la retraite de base. Quels sont donc les points les plus important de cette reforme de la retraite, et quelles en seront les conséquences pour les futurs retraités ?

 

Face à l'arrivée des baby boomers à l'âge de la retraite, à l'allongement de l'espérance de vie et au déficit toujours grandissant des caisses vieillesse de la Sécurité Sociale, une reforme de la retraite s'imposait. Et, comme on peut s'y attendre, les conditions requises pour pouvoir bénéficier d'un taux maximum du régime de base ont été revues à la hausse à l'occasion de cette reforme de la retraite.

 

Pour résumer, on peut dire que la reforme de la retraite prévoit un allongement global de la durée des cotisations pour pouvoir prétendre à un taux plein, et que les actifs sont encouragés à prendre leur retraite aussi tard que possible. Ainsi, le nombre de trimestres requis aujourd'hui pour obtenir le taux à 50 % est de 160 pour ceux qui sont nés avant 1949, et vont jusqu'à 164 pour ceux qui sont nés à partir de 1952. La reforme de la retraite se montre toutefois moins sévère sur le sujet des trimestres manquants, avec une pénalité de 1,25 % par trimestre manquant contre 2,5 % auparavant.

 

La deuxième grande particularité de la reforme de la retraite tient à la majoration non négligeable qui récompense les actifs qui continuent à travailler alors qu'ils auraient droit à la retraite à taux plein. Globalement, la reforme de la retraite lancée par François Fillon aboutit à une baisse du montant des retraites : pour un même nombre de cotisations, un retraité en 2020 touchera environ 10 % de moins qu'un retraité en 2002. 


15. baby boomers canada

Les baby boomers au Canada correspondent à la génération née entre 1946 et 1964. Comme dans de nombreux autres pays, l'approche de l'âge de la retraite pour la première vague de baby boomers au Canada s'accompagne d'un certain nombre d'inquiétudes.

 

En 2007, une enquête sur les baby boomers au Canada a été menée par Fidelity Investments. Le sondage révèle que les actifs de cette génération semblent assez peu conscients des modalités de leur future retraite. Ainsi, alors qu'un départ à la retraite occasionne généralement une baisse de revenus d'environ 40 %, 64 % des baby boomers au Canada estiment qu'ils ne changeront pas leur style de vie lorsqu'ils arrêteront de travailler...

 

L'enquête met également en évidence le manque de préparation à la retraite des baby boomers au Canada. Sur l'ensemble des personnes interrogées, 23 % seulement ont un plan de retraite élaboré tandis que les autres se sont contentées des cotisations obligatoires. Cela ne semble pourtant pas entamer l'optimisme des baby boomers au Canada qui, dans l'ensemble, envisagent des retraites extrêmement actives et ambitieuses, avec par exemple des projets de voyages ou d'activités bénévoles.

 

Bon nombre de baby boomers au Canada sont actuellement chefs de petites ou moyennes entreprises. La moitié d'entre eux parviendra à l'âge de la retraite d'ici les 10 prochaines années, ce qui pourrait entraîner des difficultés économiques importantes pour le pays. Mais, en accord avec le bel optimisme dont ils font preuve dans l'enquête de Fidelity Investments, les baby boomers au Canada se sentent encore pleins d'énergie et certains d'entre eux vont même jusqu'à affirmer qu'ils ne prendront pas leur retraite, ou envisagent de mettre en place un plan de succession pour assurer la pérennité de leur entreprise. 


16. calcul retraite

Complexe, le calcul de retraite n'en répond pas moins à des règles bien définies. Bien qu'il ne soit pas nécessaire de savoir le mener de bout en bout, comprendre les grands principes du calcul de la retraite peut être utile pour estimer le montant de sa future pension.

 

Pour effectuer le calcul de sa retraite, il n'est plus nécessaire aujourd'hui d'être calé en mathématiques. De nombreuses simulations en ligne existent à présent et permettent, en quelques minutes, d'obtenir une estimation du montant de la pension qui sera versée. En France, le gouvernement a même mis à la disposition des cotisants un outil particulièrement précis pour le calcul de la retraite, baptisé « m@rel ».

 

Toutefois, afin d'anticiper correctement un départ à la retraite, mieux vaut avoir compris les bases du calcul de la retraite. Le montant de la pension qui est versée aux retraités se compose normalement d'une retraite de base, versée par la caisse vieillesse de la Sécurité Sociale et capable d'aller jusqu'à 50 % du salaire de base du cotisant, et d'une complémentaire retraite obligatoire. Le calcul retraite effectué via un simulateur prend en compte ces deux versements.

 

Dans le calcul de la retraite, le nombre de trimestres ayant donné lieu à des cotisations est décisif. Actuellement en France, le calcul de la retraite ne fera intervenir un taux de 50 % que si le cotisant peut justifier d'au moins 160 à 164 trimestres d'activité ou d'une inaptitude au travail, d'une pension d'invalidité, d'un statut d'ancien combattant ou de prisonnier de guerre, d'un statut de mère ouvrière (3 enfants et 120 trimestres de cotisation au moins).

 


 

17. cumul retraite

Avec l'allongement de l'espérance de vie, le cumul retraite et emploi devient de plus en plus fréquent : à 60 ou 65 ans, bon nombre de jeunes retraités sont encore plein d'énergie et se sentent l'envie de continuer à pratiquer une activité professionnelle. D'un point de vue financier, le cumul retrait et emploi peut s'avérer extrêmement avantageux.

 

Le cumul retraite et emploi doit toutefois être manié avec précaution : pour qu'il reste intéressant, il ne doit pas dépasser certains plafonds. Concernant la retraite de base, versée par la Sécurité Sociale, les plafonds appliqués pour le cumul retraite et emploi ont été relevés depuis le 1er janvier 2007, et concernent ceux qui ont pris leur retraite depuis janvier 2004.

 

Pour un contrat salarié, le cumul retraite et salaire ne doit pas dépasser 160 % du Smic, ou la moyenne des trois derniers salaires perçus. La règle qui s'applique est celle qui est la plus avantageuse pour le retraité. Un retraité peut même travailler à nouveau pour son ancien employeur, à condition de laisser écouler 6 mois entre l'arrêt et la reprise de l'activité. Pour une rémunération tirée d'une création d'entreprise, le cumul retraite et emploi ne connaît aucune limite : quels que soient les gains enregistrés, la pension sera toujours versée dans son intégralité.

 

Mais attention : ces règles pour le cumul retraite et emploi s'appliquent uniquement pour la retraite de base. Les complémentaires appliquent des règles beaucoup plus strictes. L'ARRCO par exemple, n'autorise le cumul retraite et emploi que pour une activité de famille d'accueil auprès de personnes âgées, et à condition que les revenus perçus ne dépassent pas 50 % du Smic...


18. carte retraite

Un départ à la retraite est souvent l'occasion d'une petite fête entre collègues, et une carte retraite permet à chacun d'adresser ses voeux de bonheur au nouveau retraité. La carte retraite peut également être le support humoristique ou solennel d'une invitation à un pot de départ.

 

Si un beau cadeau est toujours apprécié, la carte retraite le complète judicieusement. Peu coûteuse, elle n'en aura pas moins une très grande valeur pour celui qui s'apprête à se lancer dans une nouvelle vie : signée par chacun de ses collègues, la carte retraite est un témoignage d'amitié ou d'affection beaucoup plus personnalisé qu'un cadeau.

 

Une carte retraite ne coûte que quelques euros en papeterie, et presque rien si elle est imprimée de chez soi. Une carte achetée en boutique sera parfaite au niveau de la présentation, mais le choix du message et de l'illustration risque d'être restreint. Avec une carte retraite récupérée sur internet et imprimée, les possibilités sont plus variées, et il est possible de trouver des dizaines de modèles, à imprimer tels quels ou à personnaliser avec une photo originale.   

 

Pour l'intéressé aussi, la carte retraite peut avoir une utilité : elle lui permet d'adresser un petit mot à ses collègues pour les informer de son départ à la retraite, et les inviter à un pot ou à une fête. Ces cartes sont particulièrement utiles pour le salariés de grandes entreprises, qui ne peut espérer rencontrer chacun de ses collègues pour les informer de sa mise à la retraite et les inviter. La carte retraite est dans ce cas une manière originale d'annoncer son départ, en peu de mots et souvent avec humour.

 

 


19. retraite fonctionnaire

La retraite de fonctionnaire diffère sensiblement de la retraite d'un salarié du secteur privé. L'âge de la retraite d'un fonctionnaire, ainsi que les conditions à remplir pour pouvoir bénéficier d'un taux maximal ou d'une bonification sont ainsi spécifiques au statut de salarié du secteur public.

 

Le départ à la retraite d'un fonctionnaire peut intervenir, comme pour n'importe quel salarié, à 60 ou 65 ans. Mais certains fonctionnaires, dits « actifs », peuvent arrêter leur activité beaucoup plus tôt. La notion de risque et de pénibilité intervient en effet pour certains fonctionnaires, comme les policiers, les personnels soignants des hôpitaux, les douaniers ou les surveillants pénitentiaires. La retraite de ces fonctionnaires est donc possible dès l'âge de 50 ou 55 ans.

 

Pour les « sédentaires », la retraite fonctionnaire peut également s'envisager de manière anticipée tout en bénéficiant d'un taux plein pour les pères et mères de trois enfants au moins, ou ceux qui ont élevé trois enfants pendant neuf ans. A condition d'avoir interrompu son activité pour chacun des enfants pendant deux mois au moins (congé de maternité, de paternité, d'adoption, congé parental, de présence parentale ou mise en disponibilité), le parent peut bénéficier de sa retraite de fonctionnaire dès qu'il a accompli 15 ans de service.

 

Le calcul d'une retraite de fonctionnaire prend également en compte des bonifications ou surcotes plus nombreuses que dans le privé. Pour les militaires par exemple, une bonification est accordée en fonction des campagnes auxquelles ils ont participé. Pour les surveillants pénitentiaires tout comme pour les policiers et les militaires, la retraite de fonctionnaire prend en compte une bonification d'un an tous les 5 ans, accordée automatiquement.    


20. invitation retraite

Une invitation retraite, c'est bien davantage qu'un petit bout de papier ! Au moment du départ, même lorsqu'il a été attendu avec impatience, être entouré de ses (futurs) anciens collègues est généralement source de réconfort avant de sauter le pas et de se lancer dans une vie en complète rupture avec les habitudes de la vie active.. Une invitation retraite, c'est le moyen de prévenir ses collègues d'un départ à la retraite, mais aussi de l'état d'esprit dans lequel ce départ a lieu, et de les convier à une petite cérémonie d'adieux sous forme d'un pot ou d'une fête.

 

Dans une petite entreprise, l'invitation retraite peut paraître superflue, puisque, en règle générale, chacun est au courant du départ de son collègue plusieurs mois à l'avance. Mais dans une entreprise comptant plusieurs dizaines d'employés, l'invitation retraite est à la fois le moyen de faire venir le plus de monde possible au pot de départ, et, tout simplement, d'informer ses collègues.

 

Dans tous les cas, une invitation retraite permet d'adresser à chacun un petit mot et de l'inviter personnellement. Plus marquante qu'une affiche scotchée sur les machines à café, l'invitation retraite permet d'emblée de donner le ton et d'annoncer, de manière concise, la manière dont ce départ est vécu par l'intéressé.

 

Fort logiquement, donc, l'invitation retraite peut se traduire par une carte pleine d'émotion, retraçant les évènements les plus marquants d'une carrière au sein d'une entreprise, ou, au contraire, par une annonce humoristique appuyant davantage sur les mille et une activités qui vont enfin pouvoir être réalisées. Pour trouver une invitation retraite originale, certains sites proposent des modèles à personnaliser avant de les imprimer, qui comportent déjà une illustration et un texte, à modifier ou à utiliser tel quel.


21. demande retraite

Pour éviter toute déconvenue, une demande de retraite doit être planifiée entre 4 et 6 mois avant le départ effectif. Mais à qui faut-il s'adresser pour faire une demande de retraite, et comment faut-il procéder ?

 

Si la demande de retraite intervient avant l'âge normalement fixé, c'est bien sûr l'employeur qui doit être informé en premier lieu. Dans un deuxième temps, la CNAV, qui dépend de la Sécurité Sociale, ainsi que la ou les complémentaires, doivent être sollicitée pour une demande de retraite : seuls les organismes correspondant au dernier emploi tenu doivent être prévenus, car ils se chargeront ensuite de transmettre la demande aux complémentaires attachées aux emplois précédents.

 

La demande de retraite se fait séparément auprès de chacune des caisses concernées. Pour la Cnav, la demande peut se faire par internet. Pour les autres caisses, complémentaires obligatoires ou non, un envoi en recommandé est le moyen le plus sûr de faire parvenir sa demande de retraite.

 

La demande de retraite doit impérativement être formulée plusieurs mois à l'avance, car le délai pour recevoir un premier versement peut être très long. Par ailleurs, toutes les caisses ne versent pas la pension selon les mêmes modalités : la Cnav verse une pension mensuelle à terme échu (à la fin du mois pour le mois écoulé), tandis que les retraites complémentaires comme ARRCO et AGIRC  fonctionnent par un versement trimestriel couvrant les trois mois suivants. Il faut également savoir que, même en ayant planifié sa demande de retraite, les problèmes de trésorerie sont quasiment inévitables, et il est toujours préférable de disposer d'une petite somme d'argent pour faire le joint entre le dernier salaire et la première pension.

 

 


22. discours retraite

Moment important d'un pot de départ, un discours retraite se prépare à l'avance : pas question au jour J de bafouiller en cherchant ses mots, ou de réaliser soudain que le texte prévu ne correspond pas du tout à l'état d'esprit du nouveau retraité... Pour éviter les impairs et concocter un discours de retraite à la fois drôle et émouvant, voici donc quelques pistes et conseils.

 

Avant de se lancer dans la rédaction d'un discours de retraite, il faut s'interroger sur la manière dont ce départ est vécu par l'intéressé : s'agit-il d'un souhait enfin réalisé, ou, à l'inverse, d'un changement redouté et d'une épreuve longtemps repoussée ? Selon la réponse, le discours de retraite n'aura pas du tout le même contenu : mieux vaudra faire preuve de délicatesse si le départ en retraite est problématique pour le collègue, tandis que dans le cas d'un départ très attendu, humour et légèreté trouveront leur place sans problème.

 

Une fois ce point éclairci, la rédaction du discours de retraite peut démarrer. Il est plutôt conseillé d'éviter un texte trop long : une page suffit amplement si elle est bien tournée. La construction d'un discours de retraite peut être très variée, et, par exemple, suivre une chronologie (de l'arrivée du collègue dans l'entreprise à son départ, avec anecdotes à la clé), ou partir sur l'énumération de « l'après » : tout ce que le collègue va enfin pouvoir faire...

 

Pour se faire une idée des discours de retraite habituels, de nombreux modèles gratuits sont disponibles sur internet. S'il est préférable d'éviter de les utiliser tels quels, ces discours de retraite peuvent néanmoins représenter une structure à conserver, ou donner quelques bonnes idées de formulation. 


23. cotisations retraite

Les cotisations retraite sont multiples : entre les cotisations pour le régime de base et les cotisations pour les complémentaires, obligatoires ou non, comment s'y retrouver ? En fonction du statut social du travailleur (salarié ou indépendant), et de son employeur (public ou privé), les cotisations retraite ne sont effectivement pas les mêmes.

 

Pour les indépendants, les cotisations retraite sont normalement gérées par le RSI ou la CIPAV. L'affiliation à l'une ou l'autre de ces deux caisses dépend du type d'activité de l'entreprise. Pour les salariés, les cotisations retraite ne fonctionnent pas de la même manière pour ceux qui travaillent dans le privé et pour les fonctionnaires.

 

Pour les salariés du privé, les cotisations retraite se composent d'un versement à la Cnav et d'un deuxième versement à l'ARRCO qui permettra de compléter la pension du régime de base de 20 % environ. De plus en plus d'entreprises imposent à leurs salariés de cotiser en plus à d'autres complémentaires, afin qu'ils soient mieux couverts encore au jour de leur retraite. Pour les cadres salariés du privé, des cotisations retraite sont également versées à l'AGIRC.

 

Pour les fonctionnaires, les cotisations retraites sont moins complexes. Ils cotisent en effet à un régime de base spécifique à leur statut, mais n'ont pas été tenus pendant longtemps de cotiser à une complémentaire retraite. Toutefois, ce dernier point a changé depuis 2005, et de plus en plus de fonctionnaires sont soumis à des cotisations retraite obligatoires, bien que ce fonctionnement ne soit pas encore appliqué dans tous les corps de métier.


24. montant retraite

Le montant de la retraite dépend de très nombreux paramètres. Certains sont évidents, comme le nombre d'années passées à cotiser, mais d'autres facteurs moins connus jouent également sur le montant de la retraite.

 

Le montant de la retraite se calcule sur la base d'un pourcentage, qui peut être à taux plein ou non. Lorsqu'il est à taux plein, le montant de la retraite, pour le régime de base, correspond à 50 % de la moyenne des trois derniers salaires enregistrés. Bien entendu, ce calcul ne donne pas à lui seul le montant de la retraite, puisqu'il est complété par les versements d'une ou de plusieurs complémentaires retraite.

 

En principe, pour atteindre le montant de retraite maximal du régime de base, il faut avoir travaillé (et cotisé) pendant 164 trimestres si l'on est né en 1952 et après. Pour ceux qui sont nés avant 1949, ce chiffre est ramené à 160, à 161 pour ceux qui sont nés en 1949, à 162 pour ceux qui sont nés en 1950 et à 163 pour ceux qui sont nés en 1951. Pour un même nombre de trimestres cotisés, le montant de la retraite ne sera donc pas identique en fonction de la date de naissance du retraité...

 

Le montant de la retraite peut également varier en fonction d'autres paramètres, qui se traduisent par une surcote ou une décote. La décote intervient lorsque le nombre de trimestres minimum n'a pas été atteint au moment du départ à la retraite. A l'inverse, poursuivre son activité alors que le taux plein est déjà acquis, avoir eu un ou plusieurs enfants, ou pratiquer un travail pénible et/ou dangereux donnent droit à une surcote. Ainsi, un militaire ayant participé à certaines campagnes verra le montant de sa retraite augmenter grâce à une bonification.

 

  

25. voeux retraite

Incontournable tradition d'un pot de départ, les voeux de retraite ne sont pas toujours évidents à formuler. Même si l'attention est le principal, trouver les mots justes pour saluer le départ d'un collègue permet de lui témoigner son affection et de reconnaître la qualité du travail qu'il a accompli : les voeux de retraite seront, sur un petit morceau de papier, le résumé de plusieurs années de dévouement.

 

Bien que les voeux de retraite puissent être réduits à une petite carte toute simple accompagnée d'un « bonne retraite ! », un texte plus original ou plus long aura forcément davantage d'impact. Pour formuler des voeux de retraite, tous les tons sont possible : de l'hommage solennel à la camaraderie moqueuse entre collègue, la palette est vaste.

 

Afin de faciliter la tâche aux collègues en panne d'inspiration pour rédiger ces fameux voeux de retraite, de nombreux sites internet proposent des modèles prêts à l'emploi. Ils célèbrent tous le temps passé ensemble autour d'un même projet, et le passage vers une nouvelle vie débarrassée des contraintes du travail. Ces voeux de retraite sont évidemment à personnaliser, mais ils offrent d'emblée une base bien utile pour écrire son propre texte.

 

Pour rendre les voeux de retraite plus agréables à recevoir encore, un petit cadeau d'accompagnement sera toujours le bienvenu. Une cagnotte peut être prévue à cet effet, et permettra, selon son montant, de doubler les voeux de retraite d'un bouquet de fleurs, d'une boîte de chocolats, d'un séjour dans un chalet, d'une cafetière ou d'un produit high-tech. 

 

 

 

 

26. minimum retraite

En France, un minimum retraite permet aux personnes de 65 ans et plus de ne pas descendre en-dessous d'une certaine somme pour vivre. Cette aide est versée par la Sécurité Sociale via la Cnav. A combien s'élève donc ce minimum retraite, et qui concerne-t-il ?

 

Le minimum retraite existe depuis 1956 mais il a été récemment simplifié et  revalorisé. En avril 2009, il a en effet été majoré de 6,9 %, soit une quarantaine d'euros : il s'élève donc aujourd'hui à 677 euros pour une personne seule. Egalement appelé Aspa (Allocation Solidaire pour les Personnes Agées), le minimum retraite était autrefois composé de plusieurs aides, dont, par exemple, l'allocation supplémentaire vieillesse, mais il est réduit à présent à un versement unique. 

 

A la manière de l'ancien RMI, le montant du minimum retraite est fixé en fonction de la situation familiale du demandeur et de ses ressources. Ainsi, pour une personne qui touche une pension de 400 euros par mois, l'Aspa s'élèvera à 377 euros seulement, afin que la somme des deux versements atteigne les 677 euros du minimum retraite.  

 

Pour pouvoir prétendre au minimum retraite, la seule condition à remplir est d'être âgé de 65 ans ou plus. Pour les personnes déclarées inaptes au travail, pour les anciens combattants ou pour les mères de famille ouvrières ayant trois enfants au moins, l'âge fixé pour toucher l'Aspa est abaissé à 60 ans. On estime actuellement que 600 000 personnes âgées vivent grâce au minimum retraite, et 70 % d'entre elles sont seules.

 

 

 

27. retraite militaire

La retraite de militaire est en principe identique à celle d'un fonctionnaire. Mais certaines particularités, dues notamment aux risques du métier et à ses contraintes, viennent compliquer un peu le calcul d'une retraite de militaire.

 

Pour un officier, la retraite militaire s'envisage à partir de 25 années de services. Pour les autres, 15 années de services sont suffisantes pour avoir droit à la retraite. Lorsqu'un militaire atteint l'âge limite pour exercer sa fonction, sans avoir cumulé pour autant le nombre d'années nécessaires pour prétendre à la retraite militaire, cette règle est assouplie.

 

Pour ouvrir ses droits à la retraite militaire en 2009, il fallait avoir cumulé 161 trimestres (40 ans), qui permettent d'accéder à une pension à taux plein, soit à 75 %. Si le nombre de trimestres travaillés est inférieur à 161 au jour de la retraite, le montant de la pension sera minoré (décote). A l'inverse, si un militaire continue à travailler alors qu'il a déjà effectué ses 161 trimestres, il bénéficiera d'une surcote de 1,25 % par trimestre supplémentaire effectué à compter du 1er janvier 2009. La surcote ne peut toutefois s'appliquer à la retraite militaire au-delà de 20 trimestres.

 

Le système des bonifications est également plus marquant pour une retraite militaire, et cette particularité est commune à d'autres métiers de la fonction publique qui présentent un danger particulier ou une pénibilité reconnue. Les bonifications sont en fait des périodes de travail fictives qui sont ajoutées au temps de travail réel des militaires. Par exemple, un militaire ayant interrompu son activité à la naissance de son enfant (avant 2004), aura droit à une bonification d'un an qui sera comptabilisée au moment du calcul de sa retraite militaire.

 

 

 

28. revalorisation retraite

 

La revalorisation de retraite, qu'est-ce que c'est ? Conçue pour éviter que les retraités subissent une baisse de leur pouvoir d'achat au fil du temps, la revalorisation de retraite est une augmentation annuelle qui est basée sur l'évolution des prix.

 

Depuis 2009, la revalorisation de retraite intervient au 1er avril de chaque année. Elle était auparavant fixée au 1er janvier, mais la date a été reculée afin de baser le calcul sur les chiffres réels et non sur une estimation. Chaque année, la revalorisation de retraite fait donc augmenter sensiblement le montant de la pension versée début mai (puisque la Cnav fait ses versements au mois échu).

 

En 2009, la revalorisation de retraite a été de 1,01 %. Le chiffre a déçu bon nombre de retraités, car la hausse avait été évaluée au départ à 2,1 % en raison d'une forte inflation. En étant programmée pour le 1er janvier, la revalorisation de retraite était souvent calculée sur des estimations qui s'avéraient erronées par la suite – comme ce fut le cas en 2009 – et le déplacement de la date permet donc de se fonder sur les chiffres réels plutôt que sur des projections qui coûtaient cher à la Cnav.

 

Pour les complémentaires, la revalorisation de retraite joue également. Ainsi, en 2009 toujours, les caisses ARRCO et AGIRC ont augmenté leurs versements trimestriels de 1,46 %. Tout comme la Cnav, ces deux complémentaires obligatoires font intervenir la revalorisation de retraite au 1er avril, mais elles effectuent leurs versements à l'avance, soit au 1er avril. 

 

 


29. calcul de pension

Comment fonctione le calcul de pension ? Quels sont les paramètres qui interviennent dans le calcul de pension, et comment faire pour anticiper le jour de sa retraite ?

 

Le calcul de pension diffère en fonction des corps de métiers ou de l'importance des postes occupés. Il y a toutefois une base commune à toutes les pensions : celle de la Sécurité Sociale, gérée par la Cnav. Pour ce régime de base, le calcul de pension s'effectue à partir d'un taux, qui peut atteindre 50 % des derniers salaires perçus si, au total, 164 trimestres ont bien été travaillés et cotisés. 

 

Bien entendu, le calcul de pension intègre également les versements de complémentaires retraites. Pour certains, comme les fonctionnaires, aucune complémentaire n'est encore obligatoire. En revanche pour les salariés du privé, le calcul de pension prendra en compte les cotisations obligatoires versées à l'ARRCO (et à l'AGIRC pour les cadres).

 

Le calcul de pension est enfin déterminé par un système de décote et de surcote. La décote s'applique si le nombre de trimestres cotisés est inférieur à 164 trimestres. La surcote intervient lorsque le travailleur continue à travailler alors qu'il a déjà droit au taux plein : chaque trimestre travaillé supplémentaire lui donne droit à une augmentation de sa future retraite. Pour les pères et mères de famille, le calcul de pension prévoit une bonification d'une année pour chaque enfant élevé (sous certaines conditions toutefois), de la même manière que les militaires peuvent obtenir des bonifications pour des missions à l'étranger.

 

 


30. retraite agricole

 

Bien que fonctionnant globalement sur le même principe que les retraites des salariés du privé, la retraite agricole se caractérise par quelques spécificités. Comment se calcule donc une retraite agricole ?

 

Pour une retraite agricole, les salaires qui sont pris en compte pour le calcul du montant de la pension ne sont pas, comme pour les salariés du privé, les trois derniers perçus. La retraite agricole se calcule en effet à partir d'un moyenne, appelée SAM (Salaire Annuel Moyen), correspondant aux 10 à 25 meilleures années de l'agriculteur.

 

Ainsi, pour une retraite agricole prise avant l'âge de 60 ans, le calcul fera intervenir les 25 meilleures années du travailleur s'il est né après 1947. Le SAM ne peut toutefois pas excéder le plafond fixé par la Sécurité Sociale, qui est actuellement d'un montant de 2859 euros par mois. La retraite agricole est également soumise à un plafond, qui ne peut jamais être dépassé, et équivaut à  la moitié du salaire plafond de la Sécurité Sociale, soit, au 1er janvier 2009, 1430 euros.

 

La retraite agricole est aujourd'hui en plein remaniement car elle n'est pas en phase avec certaines réalités du métier. Les agriculteurs déplorent notamment que les trimestres comptabilisés pour la retraite ne prennent pas en compte les années de travail effectuées avant l'âge de 21 ans, alors que bon nombre d'entre eux ont commencé à travailler à partir de 14 ou 15 ans. Par ailleurs, les épouses d'agriculteurs, souvent largement mises à contribution, ne sont pas encore suffisamment protégées en cas de décès de leur mari. Tous ces points seront traités dans la loi Fillon sur la retraite agricole qui devrait intervenir entre 2009 et 2010.    

Par Gloria - Publié dans : Retraite
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