1. déodorant bio
Le déodorant bio, qu'est-ce que c'est ? En quoi diffère-t-il d'un déodorant classique ? Un déodorant bio est-il vraiment efficace ?
Un déodorant bio est un déodorant qui a deux particularités : il ne nuit pas à la santé, ni à l'écosystème. Question santé, toutes les substances nocives (ou suspectées de l'être) pour l'organisme humain ont été écartées. Un déodorant bio est ainsi exempt de certains conservateurs comme le paraben et le phénoxyethanol. Les sels d'aluminium, potentiellement liés au cancer du sein et à la maladie d'Alzheimer sont eux aussi proscrits du déodorant bio, tout comme le Triclosan, antiseptique qui favorise la résistance aux bactéries.
En règle générale, un déodorant bio est vendu dans un emballage et un flacon biodégradable (au moins partiellement). L'ensemble des ingrédients sont naturels, évitant ainsi l'utilisation de substance synthétiques souvent génératrices de pollution. Lorsqu'il est destiné à être pulvérisé, le système est toujours conçu de manière à fonctionner sans gaz nocif pour la couche d'ozone. Enfin, dans la plupart des cas, l'expérimentation animale n'a pas été utilisée pour la conception d'un déodorant bio.
L'action essentielle d'un déodorant bio consiste à détruire les bactéries responsables des mauvaises odeurs. A ce titre, il est donc aussi efficace qu'un déodorant classique. En revanche, le déodorant bio n'empêche pas la transpiration : ce phénomène, qui est garant de la bonne santé puisqu'il contribue à l'évacuation des toxines, peut parfois dérouter les nouveaux utilisateurs habitués à des produits qui bloquent toute humidité. Certains actifs de déodorant bio sont toutefois destinés à réguler la transpiration, sans la supprimer pour autant.
2. produits visage
En matière de produits visage, le bio n'a aucune leçon à recevoir de la cosmétologie classique. Tous les produits visage disponibles dans les plus vastes rayons de supermarchés ou d'institut de beauté existent également en version bio.
Soins nettoyants, crèmes hydratantes, masques et gommages constituent une part importante des produits visage bio les plus courants. Mais les soins anti-âge et contour des yeux ne sont pas négligés pour autant. Présentés dans de jolis flacons et aussi pratiques d'utilisation que n'importe quel soin acheté dans un commerce classique, les produits visage bio sont naturels et d'une efficacité indiscutable.
Les produits visage destinés à l'hydratation se composent de crèmes de jour, crèmes de nuit et d'huiles hydratantes. L'hamamélis et l'avocat y sont les stars, mais on y trouve aussi de l'huile essentielle de mandarine bio ou de l'huile végétale de rose. Parmi les produits visage pour le jour, certaines crèmes, astucieuses, permettent même de se débarrasser de son fond de teint, car elles sont teintées de beige clair ou de beige foncé pour s'adapter à toutes les carnations.
Au rayon anti-âge, les produits visage brillent également par leur diversité. Les peaux encore jeunes mais victimes des premières rides d'expression trouveront de quoi remédier à ce désagrément, tandis que les peaux matures pourront s'orienter vers des programmes plus musclés – mais toujours naturels. Les produits visage bio proposent enfin des soins ciblés, comme des sérums anti-poches sous les yeux, ou des baumes à lèvres capables de cumuler les qualités d'un soin et la brillance d'un gloss !
3. produits de beauté bio
Si les produits de beauté bio sont naturels, tout ce qui se dit naturel n'est pas bio pour autant... Quelles sont donc les particularités des produits de beauté bio, et comment s'y retrouver au milieu d'une offre abondante mais pas toujours très lisible ?
Les « vrais » produits bio sont certes naturels, mais ils sont bien davantage que cela. Ce sont aussi et surtout des cosmétiques dont la composition ne contient ni paraben (conservateur artificiel) ni silicone, ni aucune substance toxique ou additif. Dans une crème bio contenant de l'huile essentielle de mandarine, on ne trouvera pas de trace de pesticide ou d'engrais chimique, car la quasi-totalité des ingrédients d'un cosmétique bio sont issus de l'agriculture biologique. Enfin, les produits de beauté bio n'ont jamais recours à l'expérimentation animale au cours de leur conception.
On le voit, les produits de beauté bio correspondent à une extrême exigence, qui va bien au-delà de la liste des ingrédients présents dans leur composition. Ils portent également la marque d'un véritable engagement éthique. Mais comment faire en ce cas, pour différencier les « vrais » des « faux » ?
En fait, pour pouvoir s'y retrouver parmi les produits de beauté bio, il n'existe qu'une solution : se fier aux labels et certifications qu'ils ont reçus. Les produits qui se contentent d'affirmer leur respect de l'environnement doivent être pris avec circonspection. En France, seuls les produits de beauté bio qui portent la mention « Cosmébio » (« Eco » ou « Bio ») respectent l'intégralité des critères décrits plus haut.
4. produits cosmétiques bio
Les produits cosmétiques bio bénéficient d'une excellente cote de popularité : le bio est à la mode et c'est tant mieux ! Mais, fatalement, les publicitaires s'engouffrent dans la brèche, et la notion de produits cosmétiques bio en prend un coup : finalement, qu'est-ce qui est bio et qu'est-ce qui ne l'est pas ?
Pour revenir à la base, la définition des produits cosmétiques bio peut être résumée ainsi : est bio ce qui est issu de l'agriculture bio, ne comprend que des produits naturels (donc aucun additif ou substance synthétique) et non toxiques, et n'a pas été testé sur des animaux. Les produits cosmétiques bio ne sont donc pas uniquement des produits « naturels ».
Afin de limiter les abus, des labels ont été mis en place afin de pouvoir discerner les produits cosmétiques bio des autres produits. Selon les pays, ces labels changent de nom et ne recouvrent pas tout à fait la même réalité. Quelques mentions toutefois permettent d'acheter ses produits cosmétiques bio avec une parfaite tranquillité d'esprit.
Pour ceux et celles qui achètent leurs produits cosmétiques bio en boutique, le label à retenir pour la France est le label Cosmébio, divisé lui même en « Bio » (le plus exigeant) et « Eco ». A l'international, les produits cosmétiques bio peuvent être accompagnés du label BDIH, qui porte une précision supplémentaire lorsque les produits n'ont pas été testés sur des animaux, de la mention Oko-Test, très fiable, ou du label européen Vegan, qui indique que l'intégralité des ingrédients utilisés sont d'origine végétale.
5. cosmétiques bio
Les cosmétiques bio ne font peut-être pas encore partie des produits de consommation courante, mais ils sont de plus en plus répandus, et peuvent afficher une très belle variété. Où peut-on donc trouver des cosmétiques bio, comme les reconnaît-on et quels sont les différents produits que l'on peut acheter ?
Autrefois, il fallait obligatoirement se rendre en boutique spécialisée pour pouvoir faire emplette de cosmétiques bio. Certaines chaînes ont alors vu le jour, exclusivement consacrées à la vente de produits de beauté bio. Aujourd'hui, face à une demande croissante du public, les cosmétiques bio ont gagné les rayonnages des grandes surfaces, et bénéficient également d'un puissant réseau de distribution avec internet et ses e-commerces.
Pour différencier les cosmétiques bio des produits de beauté classiques, mieux vaut ne pas trop se fier aux affirmations portées sur leur emballage. Un produit de beauté peut être garanti 100 % naturel, et n'être finalement composé que d'ingrédients issus de l'agriculture intensive, et donc imprégnés d'engrais chimiques et de pesticides. Pour être certain de la qualité de ses cosmétiques bio, il faut donc vérifier qu'ils portent bien le label Cosmébio, et préférer, lorsque cela est possible, la mention « Bio » à la mention « Eco ».
Du point de vue de la diversité, les cosmétiques bio n'ont plus rien à envier aux cosmétiques classiques. On trouve aussi bien des soins visages (anti-âge, hydratant) que des soins pour le corps ou du maquillage. Les cosmétiques bio s'adressent à tous les publics, peaux jeunes ou matures, peaux blanches, noires ou métissées, peaux sensibles et peaux allergiques.
6. beauté bio
La beauté bio, c'est tout un programme ! Du matin au soir, voici un petit guide de beauté bio pour conjuguer séduction et protection de l'environnement.
A répéter une ou deux fois par semaine, le premier geste de beauté bio consiste à nettoyer et exfolier la peau à l'aide de masques et soins gommants pour le visage et pour le corps. Une fois nettoyée, la peau doit être hydratée. La beauté bio compte bien sûr de très nombreuses crèmes de jour à cet effet, mais aussi des huiles pour le corps aussi douces qu'odorantes.
Sous la douche, gels et savons apportent un nettoyage en douceur pour la peau. Pour les cheveux, les shampoing bio sont aussi diversifiés que les shampoing classiques : shampoing spécial cheveux secs et abîmés au karité, shampoing à l'argile pour les cheveux gras ou enrichi de camomille pour sublimer les cheveux blonds. Petite touche finale de la beauté bio, l'huile nourrissante apporte un surplus de douceur, tandis que les gels coiffants donnent de la tenue aux cheveux les plus rebelles, sans les abîmer pour autant.
Avant la séance maquillage, la beauté bio préconise des crèmes anti-âge pour les peaux matures ou contre les premières rides, ou une simple base pour les plus jeunes. Pour se simplifier la vie, on peut opter pour une crème de jour teintée, ou appliquer un fond de teint. Ne pas oublier, bien sûr, d'apporter une petite touche de couleur avec un fard à joue bio, un rouge à lèvre ou gloss naturel et des poudres à paupière aux couleurs tendres. Un nuage parfumé, composé d'huiles essentielles, achève la préparation beauté bio jusqu'au soir, où chacune, après s'être démaquillée, pensera bien sûr à appliquer sa crème de nuit !
7. soins bio
La gamme des soins bio est vaste. Du visage aux cheveux, en passant par la petite pharmacie, les soins bio offrent une multitude de produits à adopter au quotidien.
Crème hydratante, soin anti-âge, gel nettoyant, lait démaquillant et masque purifiant ou délassant sont les soins bio les plus courants pour le visage. Dans certaines boutiques, on peut même s'offrir un autobronzant bio ou des soins bio plus ciblés tels que baume à lèvres, complexe anti-rides contour des lèvres ou contour des yeux, sans oublier les crème réparatrices ou anti-tâches brunes pour les mains, ni les laits hydratants et gels de massage pour le corps.
Côté cheveux, la gamme de soins bio est tout aussi complète... et ne prône pas uniquement la beauté au naturel ! Aux côté des masques réparateurs au jojoba et soins spécial cheveux abîmés, on trouve en effet de nombreux soins bio destinés à colorer les cheveux dans toutes les nuances possibles et imaginables : noir, châtain, blond ou rouge !
Enfin, les soins bio répondent également présents pour les petits bobos et la protection solaire. Avant une exposition au soleil, chacun peut s'enduire d'un lait solaire bio (indice protecteur 15 ou 20), qui sera complété, après la séance de farniente, par un lait après-soleil. Pour les petits accidents de la vie quotidienne, les soins bio parent à toutes les éventualités avec des crèmes à l'arnica pour les bosses, des baumes respiratoires et inhalateurs pour les rhumes, et des sirops et bonbons à la propolis pour les maux de gorge.
8. produit cosmetique naturel
La définition d'un produit cosmetique naturel est un sujet de débat dans le monde du bio ! Si l'utilisation de ce terme est clairement abusif dans certains cas, il est plus délicat à manier dans d'autres. Quelle est donc la définition d'un produit cosmetique naturel ?
Si le produit cosmetique naturel fait naître autant de discussions, c'est justement parce que sa définition n'est pas très claire et, en tout cas, pas réglementée. Tant que le bio et le naturel n'étaient pas des arguments commerciaux, le fait avait peu d'importance. C'est pour cette raison que certaines marques ont pu s'emparer du terme « produit cosmetique naturel » pour qualifier des produits majoritairement composés de substances synthétiques.
Dans le monde du bio, on s'accorde généralement à dire qu'un produit cosmétique naturel ne doit contenir qu'un minimum de substances synthétique (moins de 5 %), et être composé d'ingrédients d'origine végétale ou minérale. Mais attention : même en respectant cette condition, un produit cosmetique naturel ne sera pas forcément bio pour autant, puisque rien ne s'oppose à ce que ses ingrédients soient issus de l'agriculture intensive, qui utilise pesticides et engrais chimique...
En 2000, afin de combler un flou de plus en plus embarrassant, un accord partiel sur l'utilisation du terme « produit cosmetique naturel » a été rédigé par un comité d'experts du Conseil de l'Europe. Ce texte élargit considérablement le champ du produit cosmetique naturel, puisqu'il ajoute, aux ingrédients d'origine minérale et végétale, ceux qui sont d'origine animale, précisant simplement qu'ils ne doivent pas avoir été obtenus par une action autre que physique (ce qui exclut par exemple les substances synthétiques, générées chimiquement).
9. vente de produit bio
La vente de produit bio n'est plus l'apanage des boutiques spécialisées. Aujourd'hui, la vente de produit bio s'est démocratisée, et prend place dans les supermarchés comme sur internet.
La vente de produit bio a connu un essor considérable au cours des vingt dernières années. Autrefois confidentielle et associée aux courants hippie, végétariens et végétaliens, la vente de produit bio s'adresse maintenant au grand public : mères de famille désireuses d'apporter des aliments sains à leurs enfants, gastronomes sensibles à la qualité supérieure des produits bio ou « citoyens du monde » soucieux de préserver l'environnement.
Fort logiquement, la vente de produit bio s'est donc progressivement étendue aux grandes enseignes de supermarchés, qui y ont vu un potentiel nouveau marché. Certains hypermarchés ont créé des rayons spécialement consacrés au bio, tandis que d'autres ont préféré ranger les produits bio au milieu des produits non bio de même nature. Quoi qu'il en soit, la vente de produit bio s'est banalisée.
Mais davantage encore que dans les supermarchés, c'est sur internet que la vente de produit bio enregistre ses plus beaux succès. Le bio est souvent critiqué pour sa cherté, et sa vente en ligne permet justement de faire baisser les frais liés à la tenue d'une boutique (location des murs, salaire des employés etc.). Pour les clients, la vente de produit bio sur internet est également tout bénéfice, puisqu'ils profitent à la fois de prix sensiblement plus bas que dans les commerces traditionnels - ce qui leur permet de faire quelques économies - mais aussi d'un nombre de références beaucoup plus élevé.
10. shampoing bio
Lorsqu'il s'agit d'une crème de jour ou d'une lotion démaquillante, le bio est un argument de vente plutôt efficace, mais, à l'inverse, le shampoing bio a tendance à susciter des inquiétudes... Un shampoing bio va-t-il nettoyer les cheveux aussi efficacement qu'un shampoing classique ? Ne va-t-il pas rendre les cheveux moins doux et plus emmêlés ? Et d'ailleurs, en quoi un shampoing bio est-il préférable à un autre shampoing ?
Contrairement au shampoing bio, la quasi-totalité des shampoings classiques sont presque exclusivement chimiques et synthétiques. Si certains annoncent un apport d'huiles essentielles, il s'agit en général d'une manœuvre publicitaire, qui s'appuie sur un infime pourcentage de ces substances naturelles dans la composition du shampoing. A l'inverse, dans un shampoing bio qui entre dans les critères du label Cosmébio, 95 % des ingrédients sont naturels.
Dans un shampoing bio conforme à la norme Cosmébio, bon nombre des ingrédients habituels d'un shampoing sont éliminés. On n'y trouve ni parfum, ni conservateur de synthèse, ni colorant, ni OGM ni aucun élément issu de l'industrie pétrochimique (paraffine, silicone, PEG). Le shampoing bio est beaucoup plus respectueux du cheveu et du cuir chevelu que les produits classiques, car il est notamment dépourvu d'agent moussant, extrêmement agressif et habituellement compensé par un apport supplémentaire en cire.
Tous les shampoings bio ne sont pas aussi radicaux que ceux qui sont labellisés Cosmébio. Certains shampoings bio limitent ainsi au maximum le recours aux produits synthétiques dans leur composition, mais font tout de même quelques concessions, notamment afin de conserver une texture plus facile d'application.
11. maquillage bio
Être séduisante tout en respectant l'environnement, c'est possible avec le maquillage bio ! La fabrication du maquillage bio est certainement l'exercice le plus difficile qui se puisse concevoir, et ce secteur de la cosmétique est longtemps resté à la traîne mais à présent, la lacune est presque comblée, et les femmes peuvent être aussi belles que bio !
Le maquillage bio est une véritable gageure, car le maquillage classique est l'un des produits cosmétiques le plus riche en conservateurs synthétiques. Il est d'ailleurs resté longtemps inexploré par les chercheurs de la cosmétique bio. Pour pouvoir rivaliser avec le maquillage classique, le maquillage bio a donc fait l'objet de recherches acharnées avant de pouvoir se matérialiser dans des produits faciles à appliquer et tout aussi performants que le maquillage non bio.
Parmi les plus beaux défis relevés par le maquillage bio, l'exemple du mascara est particulièrement parlant. Dans sa version classique, le mascara est composé d'un grand nombre de solvants, essentiels pour une bonne tenue, mais évidemment non bio. La principale difficulté, pour le maquillage bio, consistait alors à trouver un équivalent bio de ces solvants, doté des mêmes qualités mais sans irriter les yeux : la réponse a finalement été trouvée avec la résine d'acacia !
Aujourd'hui, le maquillage bio peut fièrement afficher des dizaines de produits. Base de maquillage, fond de teint, fard à joues, ombre à paupière, brillant et rouge à lèvre, mascara, khôl : le maquillage bio est vraiment complet, naturel et doux pour la peau, et peut être utilisé sans se culpabiliser puisqu'il n'a pas été testé sur des animaux mais sur des cellules souches et des adultes consentants.
12. cosmétique biologique
La cosmétique biologique (plus couramment qualifiée de « bio ») est passée en quelques années du statut d'exception à celui de tendance générale. Si tous les fabricants de produits de beauté ne se sont pas encore mis à la cosmétique biologique, la plupart tâchent toutefois de vanter les origines « naturelles » de leurs articles.
La cosmétique biologique a toujours existé, mais, dans les pays occidentaux, elle a commencé à se revendiquer comme telle dans les années 60. Auparavant, un produit de beauté « naturel » n'inspirait guère confiance à nos aïeules, qui le suspectait automatiquement d'être inefficace et lui préféraient les produits miracles, « fruits de la recherche », concoctés par les laboratoires. Aujourd'hui, la tendance s'est radicalement inversée, puisque le cosmétique biologique est au contraire perçu comme un produit haut-de-gamme, et tout aussi efficace qu'un produit de beauté classique.
Mais quelles sont donc les différences entre un produit cosmétique biologique et un autre produit de beauté ? Un cosmétique biologique est avant tout un produit exempt de substances toxiques, telles que le paraben ou les sels d'aluminium, et composé essentiellement de produits bio et naturels. Selon sa composition, un cosmétique biologique pourra recevoir différents labels.
En France, un cosmétique biologique est susceptible d'être labellisé de deux manières. Il s'agit à chaque fois du label Cosmébio, qui se décline en deux versions. Dans les deux cas, 95 % des ingrédients sont naturels (c'est-à-dire d'origine végétale ou minérale). Mais sur ces 95 %, 50 % seulement seront bio lorsque le cosmétique biologique porte mention du label « Eco », et 95 % lorsque c'est le label « Bio » qui est affiché.
13. gel douche bio
Un produit bio est respectueux de l'environnement, mais aussi de l'homme : le gel douche bio, qui ne contient aucune substance toxique, est donc le produit d'hygiène le plus doux pour la peau. Mais quelles sont donc, concrètement, les différences entre un gel douche bio et un gel douche classique ?
A condition qu'il porte le label Cosmébio Bio ou Eco (attribué par Ecocert ou Qualité France), le gel douche bio est un produit qui ne contient, comme on l'a vu, que des ingrédients non toxiques, mais qui est également composé d'un minimum de substances synthétiques. Avec le label Bio, la teneur en ingrédients naturels est d'au moins 95 % (dont au moins 95 % sont eux-mêmes bio) : les 5 % restants sont généralement des agents conservateurs, difficiles à remplacer par des produits naturels dans un gel douche bio.
Ainsi, un gel douche bio est systématiquement garanti sans paraben. Cette substance est pourtant fréquemment utilisée comme conservateur dans les produits classiques, mais elle fait partie des substances toxiques exclues par le label Bio. Fabriqué à partir d'acide parahydroxybenzoïque et d'alcool, le paraben est actuellement suspecté d'avoir une action non négligeable sur la fécondité, et de provoquer à terme des cancers (cancer du sein notamment). Avec un gel douche bio, la prise de risque est nulle : les conservateurs utilisés sont inoffensifs.
Pour le reste, un gel douche bio est strictement identique à un gel douche classique. Aussi agréable d'utilisation, le gel douche bio existe en différentes versions, pour peaux sèches ou peaux sensibles notamment, et est parfumé de mille et une senteurs toutes aussi enchanteresses les unes que les autres.
14. cosmetique naturel
Contrairement à une idée répandue et volontairement entretenue, un cosmetique naturel n'est pas systématiquement bio, car l'utilisation du terme « naturel », qui n'est pas réglementée, est parfois abusive. Mais, à l'inverse, un cosmetique naturel peut correspondre aux critères du « bio » sans pour autant bénéficier de la garantie d'un label...
Pour comprendre le flou qui entoure la dénomination de « cosmetique naturel », il faut savoir que tout produit qui contient un extrait végétal est légalement en droit d'affirmer qu'il est naturel. Cette particularité est évidemment largement exploitée par les publicitaires, qui n'hésitent pas à présenter un produit ne contenant que 0,1 % d'extrait végétal comme un cosmetique naturel : l'appellation est alors parfaitement trompeuse.
Toutefois, certaines marques sont réellement soucieuses de la qualité des ingrédients contenus dans leurs produits, mais ne portent mention d'aucun label, et se rangent ainsi dans la catégorie du cosmetique naturel sans être bio. Dans certains cas, tous les critères requis pour l'obtention d'un label bio sont pourtant respectés, mais la labélisation coûte cher, et certaines marques n'ont pas les moyens d'y prétendre. Dans ce cas-là, le cosmetique naturel mérite vraiment son nom, et peut être d'aussi grande qualité qu'un cosmétique bio.
Pour se procurer un cosmetique naturel sans être victime d'un discours publicitaire, le plus simple est de passer par une boutique spécialisée, en ville ou en ligne, qui a déjà fait la preuve de son sérieux. Ainsi choisi, le cosmetique naturel aura davantage de chances de remplir ses promesses : concilier beauté et respect de l'environnement.
15. creme bio
Vous envisagez de passer à la creme bio ? Voici tout ce qu'il vous faut savoir sur la creme bio : comment la choisir, où la trouver et quels sont les différents produits existants.
Pour trouver une creme bio sans s'égarer dans les discours publicitaires tenus par certaines marques, il n'y a qu'une solution : faire confiance aux labels. Tous les labels offrent une certaine garantie, mais tous ne sont pas aussi exigeants. Actuellement, le label Cosmébio est le plus indiqué pour choisir sa crème bio : il indique que le produit concerné contient au moins 95 % de produits naturels, dont 50 à 95 % sont eux-mêmes bio.
Pour ceux qui sont néanmoins déstabilisés par la forêt d'appellations diverses appliquées à des produits de qualité très variable, l'endroit idéal pour acheter une creme bio est indéniablement la boutique spécialisée : là, un premier tri a été effectué, et tous les cosmétiques en rayon, a priori, sont bio. Mais si l'on se fit aux labels, la creme bio s'achète également en ligne, très simplement et souvent à meilleur prix.
Tout comme la crème traditionnelle, la creme bio est capable de s'adapter à toutes les peaux – peaux sèches, grasses ou mixtes, peaux normales ou sensibles. On peut trouver des crèmes bio pour peaux jeunes ou pour peaux matures, des crèmes de jour et des crèmes de nuit. Plus sophistiquée encore, la creme bio existe même en version teintée, cumulant ainsi les avantages d'une crème de jour et d'un fond de teint.
16. crème bio
De plus en plus de femmes sont à la recherche d'une crème bio. Mais, pour celles qui passent brusquement du monde de la cosmétique traditionnelle au monde du bio, choisir sa crème bio peut être plus difficile qu'il n'y paraît...
Il faut ainsi savoir que « crème bio » et « crème naturelle » sont deux choses complètement différentes. Car le terme « naturel » ne fait l'objet d'aucune réglementation, et peut donc s'appliquer à presque tous les produits, dès lors qu'ils contiennent un extrait végétal, même en très faible quantité. Une crème « naturelle » n'est donc pas forcément une crème bio.
Pour choisir sa crème bio, le plus simple est certainement de privilégier les produits porteurs d'un label. Mais attention : là encore tous les labels ne se valent pas. Ainsi, le label allemand BDIH créé en 1996, est globalement plutôt fiable, mais intègre tout de même dans sa liste d'ingrédients autorisés des substances qui ne sont pas bio, comme l'huile de jojoba. Une crème bio reconnue comme telle par BDIH ne le sera pas forcément par un autre label.
Mais alors, sur quels critères faut-il choisir sa crème bio ? Actuellement, le label le plus restrictif dans son attribution demeure le label Cosmébio, créé en France en 2003 et contrôlé par deux organismes, Ecocert et Qualité France. Deux appellations différentes existent pour ce label : « Bio » et « Eco ». Toutes deux garantissent 95 % d'ingrédients naturels dans la composition de la crème bio qu'ils qualifient, mais la teneur d'ingrédients bio au sein de ces ingrédients naturels est à hauteur de 95 % avec le label « Bio », et de 50 % seulement avec le label « Eco ».
17. produits bio en ligne
Les produits bio en ligne ont le vent en poupe, comme en témoignent les dizaines de boutiques spécialisées qui pratiquent leur activité exclusivement sur le web. Mais les produits bio en ligne sont-ils aussi fiables que ceux que l'on trouve dans les boutiques classiques ?
Les produits bio en ligne ont indéniablement du bon : grâce à la réduction des frais liés à l'entretien classique d'une boutique et au salaire des employés fatalement plus nombreux que pour une activité sur internet, les prix peuvent être revus à la baisse. Les produits bio en ligne permettent donc d'ouvrir davantage le marché, et d'intéresser des consommateurs qui n'auraient pas eu les moyens et/ou pas fait l'effort de se déplacer pour acheter en boutique spécialisée.
Toutefois, les produits bio en ligne présentent un plus grand risque de confusion. Tandis qu'une boutique bio fait elle-même le tri entre les produits « vraiment bio » et ceux qui le prétendent seulement, le consommateur face à son ordinateur doit se débrouiller seul. Pour le client, un certain désarroi peut en résulter : il n'est pas toujours évident de repérer les produits bio en ligne, au milieu de la foule de produits utilisant les mêmes arguments que le bio sans en avoir les qualités...
Pour acheter des produits bio en ligne sans se tromper, il n'y a en réalité qu'une seule manière de procéder : écarter impitoyablement tous les produits qui ne sont pas labellisés : NF-environnement ou AB (Agriculture Biologique) pour l'alimentation, Cosmébio (Eco ou Bio), BDIH et Oko Test pour les cosmétiques. Si cette condition est respectée, l'achat de produits bio en ligne peut se faire en toute confiance : la qualité sera toujours au rendez-vous.
18. grossiste bio
Si la clientèle visée par un grossiste bio est avant tout constituée de professionnels, eux-même distributeurs, il est de plus en plus fréquent que la vente soit également ouverte aux particuliers. Quels sont donc les avantages à acheter chez un grossiste bio, et quels sont les produits que l'on peut y trouver ?
Pour un particulier, le principal avantage de passer par un grossiste bio, c'est bien évidemment le prix. Comme la quasi-totalité des intermédiaires est supprimée, les tarifs pratiqués sont beaucoup plus bas. Pour le particulier toutefois, l'achat chez un grossiste bio sera plus intéressant s'il achète en grandes quantités.
Chez un grossiste bio, certains produits sont donc plus avantageux que d'autres pour le particulier. Ainsi, l'achat de produits frais ne permettra pas de réaliser de très grosses économies. En revanche, tous les produits qui se conservent bien sont généralement extrêmement rentables. Pour un particulier, le grossiste bio représente donc une excellente opportunité pour s'approvisionner en épicerie sucrée ou salée, en produits pour animaux ou produits d'entretien et d'hygiène.
Sur internet, la frontière entre grossiste bio et distributeur est de plus en plus ténue. Proposer ses produits en ligne ne représente pas une dépense excessive pour le grossiste bio, qui peut dès lors s'adapter davantage encore à la vente aux particuliers. La vente « en gros », c'est-à-dire par packs de grande quantité, reste sa spécificité, mais le grossiste bio devient de plus en plus capable de proposer ses produits à l'unité, et, dans certains cas, prévoit même la livraison de la commande à domicile.
19. panier bio
Un panier bio, comme son nom ne l'indique pas, n'est pas un joli récipient en osier tressé et produit selon les critères bio... Non, un panier bio, c'est l'expression utilisée pour parler, en réalité, du contenu de ce fameux panier : fruits, légumes, œufs, charcuterie, volailles, produits laitiers etc. Le panier bio, c'est un véritable petit condensé de campagne, composé uniquement de produits frais et cultivés dans la région.
A l'origine, le principe du panier bio était à peu près similaire à celui d'un abonnement. Des groupes de consommateurs se réunissaient et se mettaient d'accord sur le contenu d'un panier bio, qui serait ensuite fourni exclusivement par des producteurs locaux. Chacun s'engageait ensuite à commander son panier bio sur une saison entière.
Grâce au système du panier bio, les producteurs locaux bénéficient d'une clientèle assurée, et peuvent également faire des prévisions plus exactes de l'activité à fournir pour l'année. De cette manière, les coûts de production sont mieux ajustés, et le producteur retire un meilleur bénéfice de ses ventes tandis que les consommateurs profitent, pour un prix moindre (puisque sans intermédiaire), de produits bio, frais et de haute qualité.
Le concept du panier bio a remporté un beau succès, et les collectivités locales comme les particuliers ont été nombreux à opter pour ce système pour leur consommation de fruits, légumes, volailles et autres produits de la ferme. A présent, le panier bio est plus souple : il ne nécessite plus automatiquement un abonnement, peut parfaitement s'acheter à l'unité, et est même livrable à domicile !
20. distributeur bio
Trouver un distributeur bio en ville n'est pas difficile, car les points de vente se sont multipliés ces dernières années. Mais c'est sur internet que les clients potentiels ont le plus de chances de trouver un distributeur bio tout en bénéficiant d'une offre aussi large que possible.
En ville, le plus grand distributeur bio – et le plus connu – est certainement Naturalia. Mais si cette enseigne est désormais bien installée, elle ne détient pas pour autant l'exclusivité de la distribution de produits bio. En effet, les supermarchés proposent à présent une petite sélection de produits cosmétiques bio dans leurs rayons. Et la plupart des parapharmacies, ainsi que certaines pharmacies, commencent à se transformer elles aussi en distributeur bio pour les cosmétiques.
Mais avec l'explosion des boutiques de vente en ligne, le distributeur bio trouve sur internet un marché particulièrement intéressant. Pour trouver facilement un distributeur bio, rien ne vaut donc une petite recherche sur le web.
Certaines boutiques « en ville » ont d'ailleurs étendu leur activité de distributeur bio et proposent aussi l'intégralité de leurs produits en vente en ligne. Pour d'autres, être distributeur bio passe exclusivement par leur activité sur le net. Pour le client, la multiplication des points de vente ouvre l'accès à des produits portant d'autres labels que Cosmébio pour les cosmétiques, ou AB et NF-Environnement pour l'alimentation. Toutefois, le principal intérêt d'un distributeur bio sur internet, c'est avant tout sa compétitivité : les produits, plus faciles à trouver, sont aussi soumis à une plus large concurrence et sont donc globalement moins onéreux lorsqu'ils sont achetés en ligne.
21. savon bio
Liquide ou sous forme de pain, le savon bio est à la fois respectueux de l'environnement et de la peau. Expurgé de toute substance irritante, le savon bio s'utilise au quotidien, et certaines formules sont particulièrement conseillées pour les individus sujets à certaines affections dematologiques.
Pour comprendre tout l'intérêt d'un savon bio, il faut savoir que la peau produit elle-même une sorte de film protecteur, qui atténue l'impact des agressions extérieures. Un savon industriel, qui contient des colorants, des parfums et des conservateurs, commence par détruire ce film protecteur, qui va mettre ensuite plusieurs heures à se reconstituer. En attendant, la peau est fragilisée, et a tendance à s'assécher. Avec le savon bio, cette fine pellicule de protection est préservée, et la peau est nettoyée en douceur.
Autre différence entre savon bio et savon industriel : le savon bio ne pollue pas l'environnement, tandis que le savon industriel est composé de nombreux ingrédients non biodégradables (notamment les conservateurs), qui passent directement dans la nature lorsque l'eau de la douche est évacuée... Par ailleurs, le savon bio est, sauf précision inverse sur l'emballage, uniquement d'origine végétale, tandis que le savon industriel, lui, est fréquemment composé de graisses animales.
Dans le cas de certaines affections cutanées, comme l'eczema et le psoriasis, le savon bio possède des vertus apaisantes qui permettent de mettre un terme au cycle infernal de l'irritation de la peau. Sans constituer un traitement à part entière, il contribue à une meilleure protection de la peau là où un savon industriel entretient le phénomène. A cet effet, le savon bio dit « d'Alep » est tout particulièrement recommandé.
22. recherche biologique
« Recherche biologique », le terme peut surprendre puisqu'en matière de bio, l'imagerie traditionnelle aime à se représenter le « naturel » tout droit sorti de la terre et sans apprêt. Mais, en réalité, la plupart des produits bio sont issus d'une recherche biologique pointue.
A quoi sert donc la recherche biologique ? Dans le cas de la production agricole, la recherche biologique n'agit pas directement sur le produit, mais en amont. Elle ne se traduit pas forcément par la conception de formules sophistiquées pour engrais ou pesticides « bio ». Pour l'agriculture, la recherche biologique est avant tout observatrice et réflexive : il s'agit par exemple de comprendre l'interaction entre deux espèces et l'avantage qui peut en être retiré pour l'optimisation des cultures.
Dans le domaine de la cosmétique, la recherche biologique peut ressembler à sa jumelle, la recherche industrielle, mais elle poursuit un but exactement inverse : comment supprimer telle ou telle substance synthétique présente dans une crème ou un shampoing, tout en en conservant les avantages ? Pour exemple, la recherche biologique s'est longtemps creusé la tête sur le cas du mascara, qui contient un grand nombre de solvants (à proscrire évidemment dans le maquillage bio) : après de multiples essais, c'est finalement la résine d'acacia qui leur a été substituée.
Dans le secteur alimentaire, la recherche biologique est du même ordre. Il s'agit toujours de proposer au consommateur, habitué à certaines qualités des produits non bio, des articles aussi proches que possible de ce qu'il connaît. La recherche biologique se charge aussi d'un rôle de veille, et effectue fréquemment des tests pour évaluer la toxicité des substances utilisées dans les produits bio, car contrairement à une autre croyance bien ancrée, naturel ne rime pas toujours avec inoffensif...
23.fournisseur bio
Un fournisseur bio s'adresse avant tout aux professionnels, se confondant en cela avec le grossiste bio. Mais si ces deux termes sont parfois confondus, « fournisseur bio » et « grossiste bio » n'ont pas tout à fait la même activité.
Tandis que le grossiste bio ne fabrique pas lui-même ce qu'il revend ensuite, le fournisseur bio, lui, est fréquemment producteur des articles qu'il propose. Quoi qu'il en soit, fournisseur bio et grossiste ont tous deux la particularité de s'adresser prioritairement aux professionnels, revendeurs ou industriels lorsqu'il s'agit d'une matière première, ou grandes surfaces et petites boutiques pour les produits frais et les produits finis, tout en ouvrant parfois leurs ventes aux particuliers.
Le fournisseur bio peut proposer une très vaste gamme de produits. Certains sont généralistes, et balaient l'ensemble des produits bio existants : alimentation, cosmétique, prêt-à-porter, droguerie etc. D'autres sont spécialisés dans un domaine seulement. Lorsque producteur et fournisseur bio ne font qu'un, la palette des produits se réduit, mais les tarifs, plus bas, compensent cet inconvénient.
Dans le cas du fournisseur bio qui est aussi producteur, la vente directe aux particuliers peut avoir son intérêt. Les producteurs de fruits et légumes, de produits laitiers, de volaille ou de charcuterie vendent le plus souvent une partie de leur production à des groupes industriels ou à des coopératives, lesquels se chargent ensuite de la redistribuer. Mais l'opération ne concerne pas toujours l'intégralité de la production : le fournisseur bio utilise alors la vente au détail pour écouler les produits qui lui restent.
24. producteur biologique
Mieux encore que la boutique spécialisée ou le rayon bio des grandes surfaces, le producteur biologique est l'interlocuteur idéal pour se fournir toute l'année en aliments sains et frais. Mais où peut-on trouver ce producteur biologique, et quels sont les services qu'il propose ?
Pour trouver un producteur biologique, rien de plus simple : c'est un voisin ! Alors que nous sommes habitués à acheter des produits qui ont été importés de l'étranger ou acheminés à travers tout le pays, payant ainsi les frais de transport et d'emballage, nous ignorons le producteur qui travaille juste à côté de chez nous...
Conscients de ce paradoxe, des groupes de consommateurs se sont formés pour tirer meilleur parti du producteur biologique local. Ces groupes d'achat commun sont à l'origine du panier bio, un système d'abonnement particulièrement ingénieux : chaque consommateur s'engage, pour une saison généralement, à acheter un panier bio, livrable au besoin, et composé de fruits et de légumes de saison, en quantité variable selon la demande du client. De cette manière, le producteur biologique est capable de maîtriser au plus juste ses coûts de production, et de rentabiliser son travail au mieux.
Pour trouver un producteur biologique, les marchés bio sont également une source d'approvisionnement à ne pas négliger. Mais tous les vendeurs ne sont pas eux-mêmes producteurs, et le prix des denrées est généralement plus élevée dans les marchés bio que dans le cadre du groupe d'achat commun. A cet égard, seul l'achat sur le lieu de production peut rivaliser avec le panier bio. Pour trouver le point de vente d'un producteur biologique de la région, il suffit de consulter le Biottin, distribué par Nature et Progrès.
25. produit biologique
Si le terme « produit biologique » est désormais courant, la réalité exacte de ce qu'il recouvre n'est pas toujours connue du grand public. Aujourd'hui, le bio est soumis à une réglementation, qui le protège des utilisations abusives. Mais au sein-même de cette réglementation, le produit biologique peut répondre à des critères sensiblement différents.
En principe, un produit biologique est estampillé d'un label. C'est ce qui permet au consommateur d'être assuré de la qualité de ce qu'il achète. Toutefois, il existe un grand nombre de labels, qui diffèrent en fonction de la nature du produit biologique qu'il qualifie (cosmétique ou alimentaire) et de sa composition.
Dans le domaine de la cosmétique, le produit biologique peut porter le label BDIH, Cosmébio ou Vegan. Chacun prohibe l'expérimentation animale et garantit l'utilisation majoritaire de produits naturels. Avec BDIH, ces produits ne sont pas forcément biologiques. Cosmébio impose une teneur minimum de 95 % de produits naturels dans la composition du produit. Sur ces 95 %, 50 % seulement doivent être bio pour que le produit puisse prétendre à l'obtention d'un label « Eco », et 95 % pour le label « Bio ». Enfin, le label Vegan s'utilise pour un produit biologique qui a été préparé exclusivement à base de végétaux.
Dans le domaine de l'alimentation, le produit biologique labellisé bénéficie d'une moins grande marge de manœuvre. En France, un produit portant le label AB (Agriculture Biologique) est garanti sans OGM, et doit afficher des ingrédients composés à 95 % de produits issus de l'agriculture biologique. Pour NF-Environnement, ce sont avant tout les critères écologiques qui sont décisifs. De son côté, Label Rouge augmente cette exigence de critères de goût, indispensables à satisfaire pour qu'un produit biologique puisse afficher son logo.
26. traitement biologique
Respect de l'environnement ne signifie pas impuissance face aux nuisibles qui risquent de gâcher la récolte : le traitement biologique est justement destiné à supprimer ou écarter les menaces qui pèsent sur la production, sans recourir pour autant à des substances chimiques. Le traitement biologique est un véritable savoir-faire, qui requiert une bonne connaissance de l'écosystème et une réelle capacité à diagnostiquer la source d'un problème.
Alors que le traitement chimique peut se faire « à l'aveuglette », et sans être forcément nécessaire, le traitement biologique, en revanche, ne peut prétendre à l'efficacité que s'il est bien ciblé. Certains produits, garantis bio, permettent de lutter contre l'invasion de pucerons (solution de savon noir ou poudre de roche micronisée) ou contre la chlorose avec du chélate de fer. Mais le traitement biologique se caractérise avant tout par l'utilisation astucieuse de la biodiversité.
Ainsi, pour les pucerons, le traitement biologique préconise-t-il, en parallèle d'une éventuelle pulvérisation de savon noir, de faciliter l'installation sur le terrain de coccinelles, larves de chrysopes et perce-oreilles, qui sont tous friands de pucerons et offrent ainsi une solution à long terme contre ce nuisible. Contre le carpocapse, le traitement biologique à base de bactospéine sera efficacement secondé par l'installation de nichoirs pour attirer les mésanges, qui se chargeront ensuite elles-même d'éliminer l'indésirable.
Le traitement biologique est donc un habile mélange d'intervention directe, à base de produits biodégradables, naturels et non toxiques (pour les humains en tout cas !) et d'auto-régulation du milieu. Le traitement biologique permet ainsi d'optimiser le rendement d'une culture, tout en préservant l'écosystème et en favorisant la biodiversité.
27. alimentation biologique
L'alimentation biologique est aujourd'hui reconnue comme le moyen le plus efficace et le plus savoureux pour prendre soin de sa santé et de la planète au quotidien. Bien que ce ne soit pas un critère pour qu'un produit entre dans le cadre « bio », l'alimentation biologique est le plus souvent éthique également, offrant une meilleure rémunération aux producteurs du monde entier.
L'alimentation biologique répond à des règles de production très strictes. Pour les résumer, on peut dire que les produits bio font l'impasse sur les pesticides et les engrais chimiques, et écartent tout recours aux OGM. Bien entendu, le consommateur ne peut pas vérifier que ces conditions ont été respectées par le producteur, et ce sont donc les labels attribués à l'alimentation biologique qui lui permettent de s'y retrouver.
En France, trois labels sont consacrés à l'alimentation biologique. Le label AB peut avoir différentes significations selon le produit auquel il s'applique. Pour les végétaux, il garantit un produit sans OGM, sans recours aux pesticides et engrais chimiques, et issu d'un système de rotation des cultures. Pour les produits transformés de l'alimentation biologique, le label AB indique une teneur minimale de 95 % d'ingrédients issus de l'agriculture bio. Pour les animaux, le label AB proscrit l'élevage intensif, implique une alimentation biologique majoritaire et des traitements antibiotiques minimaux.
Autres labels bien connus de l'alimentation biologique, les labels Nature et Progrès et Label Rouge ont des modalités d'attribution sensiblement différentes, mais tout aussi fiables pour le consommateur. Le Label Rouge s'enrichit notamment de critères de goût et d'écologie tandis que le label Nature et Progrès, qui s'applique à une exploitation dans son ensemble et non à un seul produit d'alimentation biologique, est plus restrictif quant à l'utilisation de produits chimiques.
28. aliments bio
Longtemps considérés comme une lubie pour bobos oisifs, les aliments bio sont aujourd'hui reconnus pour leur apport nutritionnel supérieur, leur goût et leur action à long terme pour la préservation de la planète. Les aliments bio bénéficient actuellement d'un engouement certain, dû autant à un effet de mode dont on ne peut que se réjouir, qu'à une prise de conscience plus globale.
Pour s'approvisionner en aliments bio, plusieurs solutions s'offrent au consommateur. Sans rien changer de ses habitudes, chacun peut prendre soin, lorsqu'il fait ses courses en supermarché, de privilégier systématiquement les produits bio dans les rayons. Pour reconnaître les aliments bio et éviter de tomber dans le piège des arguments publicitaires trompeurs, il suffit de se fier aux labels AB (Agriculture Biologique), Label Rouge ou Nature et Progrès.
Mais il existe d'autres moyens de se procurer des aliments bio. Car si certains produits sont nécessairement importés, comme le riz, les fruits exotiques ou le café, d'autres sont disponibles à quelques kilomètres seulement de chez soi... Pour les fruits et légumes comme pour les volailles, la charcuterie ou les produits laitiers, l'approvisionnement en aliments bio a tout à gagner en passant par les producteurs locaux.
Le principe du panier bio consiste justement à proposer au consommateur, chaque semaine ou occasionnellement, une sélection d'aliments bio produits dans le département, livrée à domicile au besoin. Ce système présente de nombreux avantages : les producteurs reçoivent un meilleur prix pour les aliments bio qu'ils proposent, les emballages sont réduits au minimum, voire supprimés, et le consommateur profite de produits toujours frais et de saison.
29. produits biologique
Du café à la crème anti-âge en passant par le tee-shirt, les idées cadeaux et la puériculture, les produits biologique sont capables de couvrir l'ensemble de nos besoins au quotidiens, utilitaires ou ludiques. Voici donc une petite revue, non-exhaustive bien sûr, des différents produits biologique actuellement présents sur le marché.
Au rayon alimentation, les produits biologique ne se limitent pas au café et au chocolat. Si les fruits et légumes, les pâtes et les cérales se prêtent admirablement aux pratiques bio, on peut aussi trouver des surgelés pour une bonne soirée pizza-glace devant la télé – pas diététique du tout, mais hautement bio tout de même ! Dans le panier de la ménagère, les produits biologique comptent également leur lot de produits d'hygiène (shampoing, savon, gel douche) et d'entretien (lessive, nettoyants sols et vitres).
Pour bébé, les produits biologique se chargent de tout : la toilette, le change, l'alimentation... et même les jouets ! Avec sa garantie de non utilisation de toute substance toxique, le bio est bien évidemment l'allié des mamans qui s'inquiètent autant de la santé immédiate de leur enfant que de son avenir sur la planète. Pour la beauté au quotidien, les produits biologique ont de nombreuses applications cosmétiques, exemptes de paraben, de sels aluminium et de toute substance de synthèse.
Pour Noël (ou toute autre occasion !), les produits biologique se montrent également à la hauteur. La traditionnelle tenue Spiderman « made in China » est avantageusement troquée contre un kit construction de véhicules à dynamo, tandis que les produits biologique pour les grands prennent la forme d'un vélo électrique ou d'une sacoche solaire pour ranger son pc portable (et ne plus jamais tomber en panne !).
30. ferme biologique
Une ferme biologique, qu'est-ce que c'est ? Longtemps considérée comme une utopique bizarrerie par les économistes convaincus de l'inéluctable nécessité de l'agriculture intensive, la ferme bio est actuellement l'objet d'études sur le long terme. Les résultats semblent indiquer qu'en réalité, l'agriculture bio pourrait être une clé pour réussir à nourrir l'ensemble de la planète tout en préservant l'environnement. Quelles sont les particularités d'une ferme biologique, et est-il vrai que son rendement est toujours inférieur à celui des cultures intensives ?
Pour faire simple, on peut dire qu'une ferme biologique, c'est une ferme dans laquelle ne sont utilisés aucun engrais, pesticides chimique ou OGM. Mais cette définition par défaut ne plairait sans doute pas aux producteurs bio... Pour le formuler autrement, une ferme biologique est une ferme qui s'adapte à l'environnement au lieu de le modifier, et sait s'en servir sans le détruire.
Ainsi, dans une ferme biologique, l'engrais chimique est remplacé par le fumier ou le compost. Quant aux insecticides, on leur substitue généralement des substances naturellement répulsives, comme le géranium ou la citronnelle. Une ferme bio prend également grand soin d'accueillir dans ses environs les crapauds, mésanges, merles et coccinelles, qui éliminent naturellement les insectes nuisibles.
En général, la ferme biologique est considérée comme moins rentable qu'une ferme traditionnelle. Pourtant, si le constat est vrai dans les premières années qui suivent la création d'une ferme bio, cette-dernière parvient, sur le long terme, à un rendement égal à 80 % du rendement de la production intensive... Dans les pays en voie de développement, le passage de l'intensif au bio permettrait même d'obtenir une augmentation du rendement de plus de 90 % car les pratiques d'une ferme biologique permettent de mieux retenir l'eau dans des terres qui souffrent justement de sécheresse... La ferme biologique serait-elle l'avenir de l'humanité ?
