Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /Jan /2010 20:54

Bio

Nous vous proposons sur ces 30 articles sur le BIO, des informations et des explications sur les produits dits bio (deodorant, produits cosmetiques, produits de toilette, creme,...). Pour une recherche rapide sur un mot, vous pouvez utiliser le raccourci CTRL+F puis taper votre mot.

1. déodorant bio

Le déodorant bio, qu'est-ce que c'est ? En quoi diffère-t-il d'un déodorant classique ? Un déodorant bio est-il vraiment efficace ?

Un déodorant bio est un déodorant qui a deux particularités : il ne nuit pas à la santé, ni à  l'écosystème. Question santé, toutes les substances nocives (ou suspectées de l'être) pour l'organisme humain ont été écartées. Un déodorant bio est ainsi exempt de certains conservateurs comme le paraben et le phénoxyethanol. Les sels d'aluminium, potentiellement liés au cancer du sein et à la maladie d'Alzheimer sont eux aussi proscrits du déodorant bio, tout comme le Triclosan, antiseptique qui favorise la résistance aux bactéries.

En règle générale, un déodorant bio est vendu dans un emballage et un flacon biodégradable (au moins partiellement). L'ensemble des ingrédients sont naturels, évitant ainsi l'utilisation de substance synthétiques souvent génératrices de pollution. Lorsqu'il est destiné à être pulvérisé, le système est toujours conçu de manière à fonctionner sans gaz nocif pour la couche d'ozone. Enfin, dans la plupart des cas, l'expérimentation animale n'a pas été utilisée pour la conception d'un déodorant bio.

L'action essentielle d'un déodorant bio consiste à détruire les bactéries responsables des mauvaises odeurs. A ce titre, il est donc aussi efficace qu'un déodorant classique. En revanche, le déodorant bio n'empêche pas la transpiration : ce phénomène, qui est garant de la bonne santé puisqu'il contribue à l'évacuation des toxines, peut parfois dérouter les nouveaux utilisateurs habitués à des produits qui bloquent toute humidité. Certains actifs de déodorant bio sont toutefois destinés à réguler la transpiration, sans la supprimer pour autant. 



2. produits visage

En matière de produits visage, le bio n'a aucune leçon à recevoir de la cosmétologie classique. Tous les produits visage disponibles dans les plus vastes rayons de supermarchés ou d'institut de beauté existent également en version bio.

Soins nettoyants, crèmes hydratantes, masques et gommages constituent une part importante des produits visage bio les plus courants. Mais les soins anti-âge et contour des yeux ne sont pas négligés pour autant. Présentés dans de jolis flacons et aussi pratiques d'utilisation que n'importe quel soin acheté dans un commerce classique, les produits visage bio sont naturels et d'une efficacité indiscutable.

Les produits visage destinés à l'hydratation se composent de crèmes de jour, crèmes de nuit et d'huiles hydratantes. L'hamamélis et l'avocat y sont les stars, mais on y trouve aussi de l'huile essentielle de mandarine bio ou de l'huile végétale de rose. Parmi les produits visage pour le jour, certaines crèmes, astucieuses, permettent même de se débarrasser de son fond de teint, car elles sont teintées de beige clair ou de beige foncé pour s'adapter à toutes les carnations.

Au rayon anti-âge, les produits visage brillent également par leur diversité. Les peaux encore jeunes mais victimes des premières rides d'expression trouveront de quoi remédier à ce désagrément, tandis que les peaux matures pourront s'orienter vers des programmes plus musclés – mais toujours naturels. Les produits visage bio proposent enfin des soins ciblés, comme des sérums anti-poches sous les yeux, ou des baumes à lèvres capables de cumuler les qualités d'un soin et la brillance d'un gloss !



3. produits de beauté bio

Si les produits de beauté bio sont naturels, tout ce qui se dit naturel n'est pas bio pour autant... Quelles sont donc les particularités des produits de beauté bio, et comment s'y retrouver au milieu d'une offre abondante mais pas toujours très lisible ?

Les « vrais » produits bio sont certes naturels, mais ils sont bien davantage que cela. Ce sont aussi et surtout des cosmétiques dont la composition ne contient ni paraben (conservateur artificiel) ni silicone, ni aucune substance toxique ou additif. Dans une crème bio contenant de l'huile essentielle de mandarine, on ne trouvera pas de trace de pesticide ou d'engrais chimique, car la quasi-totalité des ingrédients d'un cosmétique bio sont issus de l'agriculture biologique. Enfin, les produits de beauté bio n'ont jamais recours à l'expérimentation animale au cours de leur conception.

On le voit, les produits de beauté bio correspondent à une extrême exigence, qui va bien au-delà de la liste des ingrédients présents dans leur composition. Ils portent également la marque d'un véritable engagement éthique. Mais comment faire en ce cas, pour différencier les « vrais » des « faux » ?

En fait, pour pouvoir s'y retrouver parmi les produits de beauté bio, il n'existe qu'une solution : se fier aux labels et certifications qu'ils ont reçus. Les produits qui se contentent d'affirmer leur respect de l'environnement doivent être pris avec circonspection. En France, seuls les produits de beauté bio qui portent la mention « Cosmébio » (« Eco » ou « Bio ») respectent l'intégralité des critères décrits plus haut.

 

4. produits cosmétiques bio

Les produits cosmétiques bio bénéficient d'une excellente cote de popularité : le bio est à la mode et c'est tant mieux ! Mais, fatalement, les publicitaires s'engouffrent dans la brèche, et la notion de produits cosmétiques bio en prend un coup : finalement, qu'est-ce qui est bio et qu'est-ce qui ne l'est pas ?

Pour revenir à la base, la définition des produits cosmétiques bio peut être résumée ainsi : est bio ce qui est issu de l'agriculture bio, ne comprend que des produits naturels (donc aucun additif ou substance synthétique) et non toxiques, et n'a pas été testé sur des animaux. Les produits cosmétiques bio ne sont donc pas uniquement des produits « naturels ».

Afin de limiter les abus, des labels ont été mis en place afin de pouvoir discerner les produits cosmétiques bio des autres produits. Selon les pays, ces labels changent de nom et ne recouvrent pas tout à fait la même réalité. Quelques mentions toutefois permettent d'acheter ses produits cosmétiques bio avec une parfaite tranquillité d'esprit.

Pour ceux et celles qui achètent leurs produits cosmétiques bio en boutique, le label à retenir pour la France est le label Cosmébio, divisé lui même en « Bio » (le plus exigeant) et « Eco ». A l'international, les produits cosmétiques bio peuvent être accompagnés du label BDIH, qui porte une précision supplémentaire lorsque les produits n'ont pas été testés sur des animaux, de la mention Oko-Test, très fiable, ou du label européen Vegan, qui indique que l'intégralité des ingrédients utilisés sont d'origine végétale.




5. cosmétiques bio

Les cosmétiques bio ne font peut-être pas encore partie des produits de consommation courante, mais ils sont de plus en plus répandus, et peuvent afficher une très belle variété. Où peut-on donc trouver des cosmétiques bio, comme les reconnaît-on et quels sont les différents produits que l'on peut acheter ?

Autrefois, il fallait obligatoirement se rendre en boutique spécialisée pour pouvoir faire emplette de cosmétiques bio. Certaines chaînes ont alors vu le jour, exclusivement consacrées à la vente de produits de beauté bio. Aujourd'hui, face à une demande croissante du public, les cosmétiques bio ont gagné les rayonnages des grandes surfaces, et bénéficient également d'un puissant réseau de distribution avec internet et ses e-commerces.

Pour différencier les cosmétiques bio des produits de beauté classiques, mieux vaut ne pas trop se fier aux affirmations portées sur leur emballage. Un produit de beauté peut être garanti 100 % naturel, et n'être finalement composé que d'ingrédients issus de l'agriculture intensive, et donc imprégnés d'engrais chimiques et de pesticides. Pour être certain de la qualité de ses cosmétiques bio, il faut donc vérifier qu'ils portent bien le label Cosmébio, et préférer, lorsque cela est possible, la mention « Bio » à la mention « Eco ».

Du point de vue de la diversité, les cosmétiques bio n'ont plus rien à envier aux cosmétiques classiques. On trouve aussi bien des soins visages (anti-âge, hydratant) que des soins pour le corps ou du maquillage. Les cosmétiques bio s'adressent à tous les publics, peaux jeunes ou matures, peaux blanches, noires ou métissées, peaux sensibles et peaux allergiques.



6. beauté bio

La beauté bio, c'est tout un programme ! Du matin au soir, voici un petit guide de beauté bio pour conjuguer séduction et protection de l'environnement.

A répéter une ou deux fois par semaine, le premier geste de beauté bio consiste à nettoyer et exfolier la peau à l'aide de masques et soins gommants pour le visage et pour le corps. Une fois nettoyée, la peau doit être hydratée. La beauté bio compte bien sûr de très nombreuses crèmes de jour à cet effet, mais aussi des huiles pour le corps aussi douces qu'odorantes.

Sous la douche, gels et savons apportent un nettoyage en douceur pour la peau. Pour les cheveux, les shampoing bio sont aussi diversifiés que les shampoing classiques : shampoing spécial cheveux secs et abîmés au karité, shampoing à l'argile pour les cheveux gras ou enrichi de camomille pour sublimer les cheveux blonds. Petite touche finale de la beauté bio, l'huile nourrissante apporte un surplus de douceur, tandis que les gels coiffants donnent de la tenue aux cheveux les plus rebelles, sans les abîmer pour autant.  

Avant la séance maquillage, la beauté bio préconise des crèmes anti-âge pour les peaux matures ou contre les premières rides, ou une simple base pour les plus jeunes. Pour se simplifier la vie, on peut opter pour une crème de jour teintée, ou appliquer un fond de teint. Ne pas oublier, bien sûr, d'apporter une petite touche de couleur avec un fard à joue bio, un rouge à lèvre ou gloss naturel et des poudres à paupière aux couleurs tendres. Un nuage parfumé, composé d'huiles essentielles, achève la préparation beauté bio jusqu'au soir, où chacune, après s'être démaquillée, pensera bien sûr à appliquer sa crème de nuit !       



7. soins bio

La gamme des soins bio est vaste. Du visage aux cheveux, en passant par la petite pharmacie, les soins bio offrent une multitude de produits à adopter au quotidien.

Crème hydratante, soin anti-âge, gel nettoyant, lait démaquillant et masque purifiant ou délassant sont les soins bio les plus courants pour le visage. Dans certaines boutiques, on peut même s'offrir un autobronzant bio ou des soins bio plus ciblés tels que baume à lèvres, complexe anti-rides contour des lèvres ou contour des yeux, sans oublier les crème réparatrices ou anti-tâches brunes pour les mains, ni les laits hydratants et gels de massage pour le corps.

Côté cheveux, la gamme de soins bio est tout aussi complète... et ne prône pas uniquement la beauté au naturel ! Aux côté des masques réparateurs au jojoba et soins spécial cheveux abîmés, on trouve en effet de nombreux soins bio destinés à colorer les cheveux dans toutes les nuances possibles et imaginables : noir, châtain, blond ou rouge !

Enfin, les soins bio répondent également présents pour les petits bobos et la protection solaire. Avant une exposition au soleil, chacun peut s'enduire d'un lait solaire bio (indice protecteur 15 ou 20), qui sera complété, après la séance de farniente, par un lait après-soleil. Pour les petits accidents de la vie quotidienne, les soins bio parent à toutes les éventualités avec des crèmes à l'arnica pour les bosses, des baumes respiratoires et inhalateurs pour les rhumes, et des sirops et bonbons à la propolis pour les maux de gorge.    



8. produit cosmetique naturel

La définition d'un produit cosmetique naturel est un sujet de débat dans le monde du bio ! Si  l'utilisation de ce terme est clairement abusif dans certains cas, il est plus délicat à manier dans d'autres. Quelle est donc la définition d'un produit cosmetique naturel ?

Si le produit cosmetique naturel fait naître autant de discussions, c'est justement parce que sa définition n'est pas très claire et, en tout cas, pas réglementée. Tant que le bio et le naturel n'étaient pas des arguments commerciaux, le fait avait peu d'importance. C'est pour cette raison que certaines marques ont pu s'emparer du terme « produit cosmetique naturel » pour qualifier des produits majoritairement composés de substances synthétiques.

Dans le monde du bio, on s'accorde généralement à dire qu'un produit cosmétique naturel ne doit contenir qu'un minimum de substances synthétique (moins de 5 %), et être composé d'ingrédients d'origine végétale ou minérale. Mais attention : même en respectant cette condition, un produit cosmetique naturel ne sera pas forcément bio pour autant, puisque rien ne s'oppose à ce que ses ingrédients soient issus de l'agriculture intensive, qui utilise pesticides et engrais chimique... 

En 2000, afin de combler un flou de plus en plus embarrassant, un accord partiel sur l'utilisation du terme « produit cosmetique naturel » a été rédigé par un comité d'experts du Conseil de l'Europe. Ce texte élargit considérablement le champ du produit cosmetique naturel, puisqu'il ajoute, aux ingrédients d'origine minérale et végétale, ceux qui sont d'origine animale, précisant simplement qu'ils ne doivent pas avoir été obtenus par une action autre que physique (ce qui exclut par exemple les substances synthétiques, générées chimiquement).



9. vente de produit bio

La vente de produit bio n'est plus l'apanage des boutiques spécialisées. Aujourd'hui, la vente de produit bio s'est démocratisée, et prend place dans les supermarchés comme sur internet.

La vente de produit bio a connu un essor considérable au cours des vingt dernières années. Autrefois confidentielle et associée aux courants hippie, végétariens et végétaliens, la vente de produit bio s'adresse maintenant au grand public : mères de famille désireuses d'apporter des aliments sains à leurs enfants, gastronomes sensibles à la qualité supérieure des produits bio ou « citoyens du monde » soucieux de préserver l'environnement. 

Fort logiquement, la vente de produit bio s'est donc progressivement étendue aux grandes enseignes de supermarchés, qui y ont vu un potentiel nouveau marché. Certains hypermarchés ont créé des rayons spécialement consacrés au bio, tandis que d'autres ont préféré ranger les produits bio au milieu des produits non bio de même nature. Quoi qu'il en soit, la vente de produit bio s'est banalisée.

Mais davantage encore que dans les supermarchés, c'est sur internet que la vente de produit bio enregistre ses plus beaux succès. Le bio est souvent critiqué pour sa cherté, et sa vente en ligne permet justement de faire baisser les frais liés à la tenue d'une boutique (location des murs, salaire des employés etc.). Pour les clients, la vente de produit bio sur internet est également tout bénéfice, puisqu'ils profitent à la fois de prix sensiblement plus bas que dans les commerces traditionnels - ce qui leur permet de faire quelques économies - mais aussi d'un nombre de références beaucoup plus élevé. 



10. shampoing bio

Lorsqu'il s'agit d'une crème de jour ou d'une lotion démaquillante, le bio est un argument de vente plutôt efficace, mais, à l'inverse, le shampoing bio a tendance à susciter des inquiétudes... Un shampoing bio va-t-il nettoyer les cheveux aussi efficacement qu'un shampoing classique ? Ne va-t-il pas rendre les cheveux moins doux et plus emmêlés ? Et d'ailleurs, en quoi un shampoing bio est-il préférable à un autre shampoing ?

Contrairement au shampoing bio, la quasi-totalité des shampoings classiques sont presque exclusivement chimiques et synthétiques. Si certains annoncent un apport d'huiles essentielles, il s'agit en général d'une manœuvre publicitaire, qui s'appuie sur un infime pourcentage de ces substances naturelles dans la composition du shampoing. A l'inverse, dans un shampoing bio qui entre dans les critères du label Cosmébio, 95 % des ingrédients sont naturels.

Dans un shampoing bio conforme à la norme Cosmébio, bon nombre des ingrédients habituels d'un shampoing sont éliminés. On n'y trouve ni parfum, ni conservateur de synthèse, ni colorant, ni OGM ni aucun élément issu de l'industrie pétrochimique (paraffine, silicone, PEG). Le shampoing bio est beaucoup plus respectueux du cheveu et du cuir chevelu que les produits classiques, car il est notamment dépourvu d'agent moussant, extrêmement agressif et habituellement compensé par un apport supplémentaire en cire.

Tous les shampoings bio ne sont pas aussi radicaux que ceux qui sont labellisés Cosmébio. Certains shampoings bio limitent ainsi au maximum le recours aux produits synthétiques dans leur composition, mais font tout de même quelques concessions, notamment afin de conserver une texture plus facile d'application. 

 

11. maquillage bio

Être séduisante tout en respectant l'environnement, c'est possible avec le maquillage bio ! La fabrication du maquillage bio est certainement l'exercice le plus difficile qui se puisse concevoir, et ce secteur de la cosmétique est longtemps resté à la traîne mais à présent, la lacune est presque comblée, et les femmes peuvent être aussi belles que bio !

Le maquillage bio est une véritable gageure, car le maquillage classique est l'un des produits cosmétiques le plus riche en conservateurs synthétiques. Il est d'ailleurs resté longtemps inexploré par les chercheurs de la cosmétique bio. Pour pouvoir rivaliser avec le maquillage classique, le maquillage bio a donc fait l'objet de recherches acharnées avant de pouvoir se matérialiser dans des produits faciles à appliquer et tout aussi performants que le maquillage non bio.

Parmi les plus beaux défis relevés par le maquillage bio, l'exemple du mascara est particulièrement parlant. Dans sa version classique, le mascara est composé d'un grand nombre de solvants, essentiels pour une bonne tenue, mais évidemment non bio. La principale difficulté, pour le maquillage bio, consistait alors à trouver un équivalent bio de ces solvants, doté des mêmes qualités mais sans irriter les yeux : la réponse a finalement été trouvée avec la résine d'acacia !

Aujourd'hui, le maquillage bio peut fièrement afficher des dizaines de produits. Base de maquillage, fond de teint, fard à joues, ombre à paupière, brillant et rouge à lèvre, mascara, khôl : le maquillage bio est vraiment complet, naturel et doux pour la peau, et peut être utilisé sans  se  culpabiliser puisqu'il n'a pas été testé sur des animaux mais sur des cellules souches et des adultes consentants.



12. cosmétique biologique

La cosmétique biologique (plus couramment qualifiée de « bio ») est passée en quelques années du statut d'exception à celui de tendance générale. Si tous les fabricants de produits de beauté ne se sont pas encore mis à la cosmétique biologique, la plupart tâchent toutefois de vanter les origines « naturelles » de leurs articles.

La cosmétique biologique a toujours existé, mais, dans les pays occidentaux, elle a commencé à se revendiquer comme telle dans les années 60. Auparavant, un produit de beauté « naturel » n'inspirait guère confiance à nos aïeules, qui le suspectait automatiquement d'être inefficace et lui préféraient les produits miracles, « fruits de la recherche », concoctés par les laboratoires. Aujourd'hui, la tendance s'est radicalement inversée, puisque le cosmétique biologique est au contraire perçu comme un produit haut-de-gamme, et tout aussi efficace qu'un produit de beauté classique.

Mais quelles sont donc les différences entre un produit cosmétique biologique et un autre produit de beauté ? Un cosmétique biologique est avant tout un produit exempt de substances toxiques, telles que le paraben ou les sels d'aluminium, et composé essentiellement de produits bio et naturels. Selon sa composition, un cosmétique biologique pourra recevoir différents labels.

En France, un cosmétique biologique est susceptible d'être labellisé de deux manières. Il s'agit à chaque fois du label Cosmébio, qui se décline en deux versions. Dans les deux cas, 95 % des ingrédients sont naturels (c'est-à-dire d'origine végétale ou minérale). Mais sur ces 95 %, 50 % seulement seront bio lorsque le cosmétique biologique porte mention du label « Eco », et 95 % lorsque c'est le label « Bio » qui est affiché.  




13. gel douche bio

Un produit bio est respectueux de l'environnement, mais aussi de l'homme : le gel douche bio, qui ne contient aucune substance toxique, est donc le produit d'hygiène le plus doux pour la peau. Mais quelles sont donc, concrètement, les différences entre un gel douche bio et un gel douche classique ?

A condition qu'il porte le label Cosmébio Bio ou Eco (attribué par Ecocert ou Qualité France), le gel douche bio est un produit qui ne contient, comme on l'a vu, que des ingrédients non toxiques, mais qui est également composé d'un minimum de substances synthétiques. Avec le label Bio, la teneur en ingrédients naturels est d'au moins 95 % (dont au moins 95 % sont eux-mêmes bio) : les 5 % restants sont généralement des agents conservateurs, difficiles à remplacer par des produits naturels dans un gel douche bio.

Ainsi, un gel douche bio est systématiquement garanti sans paraben. Cette substance est pourtant  fréquemment utilisée comme conservateur dans les produits classiques, mais elle fait partie des substances toxiques exclues par le label Bio. Fabriqué à partir d'acide parahydroxybenzoïque et d'alcool, le paraben est actuellement suspecté d'avoir une action non négligeable sur la fécondité, et de provoquer à terme des cancers (cancer du sein notamment). Avec un gel douche bio, la prise de risque est nulle : les conservateurs utilisés sont inoffensifs.

Pour le reste, un gel douche bio est strictement identique à un gel douche classique. Aussi agréable d'utilisation, le gel douche bio existe en différentes versions, pour peaux sèches ou peaux sensibles notamment, et est parfumé de mille et une senteurs toutes aussi enchanteresses les unes que les autres.     



14. cosmetique naturel

Contrairement à une idée répandue et volontairement entretenue, un cosmetique naturel n'est pas systématiquement bio, car l'utilisation du terme « naturel », qui n'est pas réglementée, est parfois abusive. Mais, à l'inverse, un cosmetique naturel peut correspondre aux critères du « bio » sans pour autant bénéficier de la garantie d'un label...

Pour comprendre le flou qui entoure la dénomination de « cosmetique naturel », il faut savoir que tout produit qui contient un extrait végétal est légalement en droit d'affirmer qu'il est naturel. Cette particularité est évidemment largement exploitée par les publicitaires, qui n'hésitent pas à présenter un produit ne contenant que 0,1 % d'extrait végétal comme un cosmetique naturel : l'appellation est alors parfaitement trompeuse.

Toutefois, certaines marques sont réellement soucieuses de la qualité des ingrédients contenus dans leurs produits, mais ne portent mention d'aucun label, et se rangent ainsi dans la catégorie du cosmetique naturel sans être bio. Dans certains cas, tous les critères requis pour l'obtention d'un label bio sont pourtant respectés, mais la labélisation coûte cher, et certaines marques n'ont pas les moyens d'y prétendre. Dans ce cas-là, le cosmetique naturel mérite vraiment son nom, et peut être  d'aussi grande qualité qu'un cosmétique bio.

Pour se procurer un cosmetique naturel sans être victime d'un discours publicitaire, le plus simple est de passer par une boutique spécialisée, en ville ou en ligne, qui a déjà fait la preuve de son sérieux. Ainsi choisi, le cosmetique naturel aura davantage de chances de remplir ses promesses : concilier beauté et respect de l'environnement.




15. creme bio

Vous envisagez de passer à la creme bio ? Voici tout ce qu'il vous faut savoir sur la creme bio : comment la choisir, où la trouver et quels sont les différents produits existants.

Pour trouver une creme bio sans s'égarer dans les discours publicitaires tenus par certaines marques, il n'y a qu'une solution : faire confiance aux labels. Tous les labels offrent une certaine garantie, mais tous ne sont pas aussi exigeants. Actuellement, le label Cosmébio est le plus indiqué pour choisir sa crème bio : il indique que le produit concerné contient au moins 95 % de produits naturels, dont 50 à 95 % sont eux-mêmes bio.

Pour ceux qui sont néanmoins déstabilisés par la forêt d'appellations diverses appliquées à des produits de qualité très variable, l'endroit idéal pour acheter une creme bio est indéniablement la boutique spécialisée : là, un premier tri a été effectué, et tous les cosmétiques en rayon, a priori, sont bio. Mais si l'on se fit aux labels, la creme bio s'achète également en ligne, très simplement et souvent à meilleur prix.

Tout comme la crème traditionnelle, la creme bio est capable de s'adapter à toutes les peaux – peaux sèches, grasses ou mixtes, peaux normales ou sensibles. On peut trouver des crèmes bio pour peaux jeunes ou pour peaux matures, des crèmes de jour et des crèmes de nuit. Plus sophistiquée encore, la creme bio existe même en version teintée, cumulant ainsi les avantages d'une crème de jour et d'un fond de teint.   




16. crème bio

De plus en plus de femmes sont à la recherche d'une crème bio. Mais, pour celles qui passent brusquement du monde de la cosmétique traditionnelle au monde du bio, choisir sa crème bio peut être plus difficile qu'il n'y paraît...

Il faut ainsi savoir que « crème bio » et « crème naturelle » sont deux choses complètement différentes. Car le terme « naturel » ne fait l'objet d'aucune réglementation, et peut donc s'appliquer à presque tous les produits, dès lors qu'ils contiennent un extrait végétal, même en très faible quantité. Une crème « naturelle » n'est donc pas forcément une crème bio.

Pour choisir sa crème bio, le plus simple est certainement de privilégier les produits porteurs d'un label. Mais attention : là encore tous les labels ne se valent pas. Ainsi, le label allemand BDIH créé en 1996, est globalement plutôt fiable, mais intègre tout de même dans sa liste d'ingrédients autorisés des substances qui ne sont pas bio, comme l'huile de jojoba. Une crème bio reconnue comme telle par BDIH ne le sera pas forcément par un autre label.

Mais alors, sur quels critères faut-il choisir sa crème bio ? Actuellement, le label le plus restrictif dans son attribution demeure le label Cosmébio, créé en France en 2003 et contrôlé par deux organismes, Ecocert et Qualité France. Deux appellations différentes existent pour ce label : « Bio » et « Eco ». Toutes deux garantissent 95 %  d'ingrédients naturels dans la composition de la crème bio qu'ils qualifient, mais la teneur d'ingrédients bio au sein de ces ingrédients naturels est à hauteur de  95 % avec le label « Bio », et de 50 % seulement avec le label « Eco ».



17. produits bio en ligne

Les produits bio en ligne ont le vent en poupe, comme en témoignent les dizaines de boutiques spécialisées qui pratiquent leur activité exclusivement sur le web. Mais les produits bio en ligne sont-ils aussi fiables que ceux que l'on trouve dans les boutiques classiques ?

Les produits bio en ligne ont indéniablement du bon : grâce à la réduction des frais liés à l'entretien classique d'une boutique et au salaire des employés fatalement plus nombreux que pour une activité sur internet, les prix peuvent être revus à la baisse. Les produits bio en ligne permettent donc d'ouvrir davantage le marché, et d'intéresser des consommateurs qui n'auraient pas eu les moyens et/ou pas fait l'effort de se déplacer pour acheter en boutique spécialisée.

Toutefois, les produits bio en ligne présentent un plus grand risque de confusion. Tandis qu'une boutique bio fait elle-même le tri entre les produits « vraiment bio » et ceux qui le prétendent seulement, le consommateur face à son ordinateur doit se débrouiller seul. Pour le client, un certain désarroi peut en résulter : il n'est pas toujours évident de repérer les produits bio en ligne, au milieu de la foule de produits utilisant les mêmes arguments que le bio sans en avoir les qualités...

Pour acheter des produits bio en ligne sans se tromper, il n'y a en réalité qu'une seule manière de procéder : écarter impitoyablement tous les produits qui ne sont pas labellisés : NF-environnement ou AB (Agriculture Biologique) pour l'alimentation, Cosmébio (Eco ou Bio), BDIH et Oko Test pour les cosmétiques. Si cette condition est respectée, l'achat de produits bio en ligne peut se faire en toute confiance : la qualité sera toujours au rendez-vous.



18. grossiste bio

Si la clientèle visée par un grossiste bio est avant tout constituée de professionnels, eux-même distributeurs, il est de plus en plus fréquent que la vente soit également ouverte aux particuliers. Quels sont donc les avantages à acheter chez un grossiste bio, et quels sont les produits que l'on peut y trouver ?

Pour un particulier, le principal avantage de passer par un grossiste bio, c'est bien évidemment le prix. Comme la quasi-totalité des intermédiaires est supprimée, les tarifs pratiqués sont beaucoup plus bas. Pour le particulier toutefois, l'achat chez un grossiste bio sera plus intéressant s'il achète en grandes quantités.

Chez un grossiste bio, certains produits sont donc plus avantageux que d'autres pour le particulier. Ainsi, l'achat de produits frais ne permettra pas de réaliser de très grosses économies. En revanche, tous les produits qui se conservent bien sont généralement extrêmement rentables. Pour un particulier, le grossiste bio représente donc une excellente opportunité pour s'approvisionner en épicerie sucrée ou salée, en produits pour animaux ou produits d'entretien et d'hygiène.

Sur internet, la frontière entre grossiste bio et distributeur est de plus en plus ténue. Proposer ses produits en ligne ne représente pas une dépense excessive pour le grossiste bio, qui peut dès lors s'adapter davantage encore à la vente aux particuliers. La vente « en gros », c'est-à-dire par packs de grande quantité, reste sa spécificité, mais le grossiste bio devient de plus en plus capable de proposer ses produits à l'unité, et, dans certains cas, prévoit même la livraison de la commande à domicile.    



19. panier bio

Un panier bio, comme son nom ne l'indique pas, n'est pas un joli récipient en osier tressé et produit selon les critères bio... Non, un panier bio, c'est l'expression utilisée pour parler, en réalité, du contenu de ce fameux panier : fruits, légumes, œufs, charcuterie, volailles, produits laitiers etc. Le panier bio, c'est un véritable petit condensé de campagne, composé uniquement de produits frais et cultivés dans la région.

A l'origine, le principe du panier bio était à peu près similaire à celui d'un abonnement. Des groupes de consommateurs se réunissaient et se mettaient d'accord sur le contenu d'un panier bio, qui serait ensuite fourni exclusivement par des producteurs locaux. Chacun s'engageait ensuite à commander son panier bio sur une saison entière.

Grâce au système du panier bio, les producteurs locaux bénéficient d'une clientèle assurée, et peuvent également faire des prévisions plus exactes de l'activité à fournir pour l'année. De cette manière, les coûts de production sont mieux ajustés, et le producteur retire un meilleur bénéfice de ses ventes tandis que les consommateurs profitent, pour un prix moindre (puisque sans intermédiaire), de produits bio, frais et de haute qualité.

Le concept du panier bio a remporté un beau succès, et les collectivités locales comme les particuliers ont été nombreux à opter pour ce système pour leur consommation de fruits, légumes, volailles et autres produits de la ferme. A présent, le panier bio est plus souple : il ne nécessite plus automatiquement un abonnement, peut parfaitement s'acheter à l'unité, et est même livrable à domicile ! 



20. distributeur bio

Trouver un distributeur bio en ville n'est pas difficile, car les points de vente se sont multipliés ces dernières années. Mais c'est sur internet que les clients potentiels ont le plus de chances de trouver un distributeur bio tout en bénéficiant d'une offre aussi large que possible.

En ville, le plus grand distributeur bio – et le plus connu – est certainement Naturalia. Mais si cette enseigne est désormais bien installée, elle ne détient pas pour autant l'exclusivité de la distribution de produits bio. En effet, les supermarchés proposent à présent une petite sélection de produits cosmétiques bio dans leurs rayons. Et la plupart des parapharmacies, ainsi que certaines pharmacies, commencent à se transformer elles aussi en distributeur bio pour les cosmétiques.

Mais avec l'explosion des boutiques de vente en ligne, le distributeur bio trouve sur internet un marché particulièrement intéressant. Pour trouver facilement un distributeur bio, rien ne vaut donc une petite recherche sur le web.

Certaines boutiques « en ville » ont d'ailleurs étendu leur activité de distributeur bio et proposent aussi l'intégralité de leurs produits en vente en ligne. Pour d'autres, être distributeur bio passe exclusivement par leur activité sur le net. Pour le client, la multiplication des points de vente ouvre l'accès à des produits portant d'autres labels que Cosmébio pour les cosmétiques, ou  AB et  NF-Environnement pour l'alimentation. Toutefois, le principal intérêt d'un distributeur bio sur internet,  c'est avant tout sa compétitivité : les produits, plus faciles à trouver, sont aussi soumis à une plus large concurrence et sont donc globalement moins onéreux lorsqu'ils sont achetés en ligne.



21. savon bio

Liquide ou sous forme de pain, le savon bio est à la fois respectueux de l'environnement et de la peau. Expurgé de toute substance irritante, le savon bio s'utilise au quotidien, et certaines formules sont particulièrement conseillées pour les individus sujets à certaines affections dematologiques. 

Pour comprendre tout l'intérêt d'un savon bio, il faut savoir que la peau produit elle-même une sorte de film protecteur, qui atténue l'impact des agressions extérieures. Un savon industriel, qui contient des colorants, des parfums et des conservateurs, commence par détruire ce film protecteur, qui va mettre ensuite plusieurs heures à se reconstituer. En attendant, la peau est fragilisée, et a tendance à s'assécher. Avec le savon bio, cette fine pellicule de protection est préservée, et la peau est nettoyée en douceur.

Autre différence entre savon bio et savon industriel : le savon bio ne pollue pas l'environnement, tandis que le savon industriel est composé de nombreux ingrédients non biodégradables (notamment les conservateurs), qui passent directement dans la nature lorsque l'eau de la douche est évacuée... Par ailleurs, le savon bio est, sauf précision inverse sur l'emballage, uniquement d'origine végétale, tandis que le savon industriel, lui, est fréquemment composé de graisses animales.

Dans le cas de certaines affections cutanées, comme l'eczema et le psoriasis, le savon bio possède des vertus apaisantes qui permettent de mettre un terme au cycle infernal de l'irritation de la peau. Sans constituer un traitement à part entière, il contribue à une meilleure protection de la peau là où un savon industriel entretient le phénomène. A cet effet, le savon bio dit « d'Alep » est tout particulièrement recommandé.    




22. recherche biologique

« Recherche biologique », le terme peut surprendre puisqu'en matière de bio, l'imagerie traditionnelle aime à se représenter le « naturel » tout droit sorti de la terre et sans apprêt. Mais, en réalité, la plupart des produits bio sont issus d'une recherche biologique pointue.

A quoi sert donc la recherche biologique ? Dans le cas de la production agricole, la recherche biologique n'agit pas directement sur le produit, mais en amont. Elle ne se traduit pas forcément par la conception de formules sophistiquées pour engrais ou pesticides « bio ». Pour l'agriculture, la recherche biologique est avant tout observatrice et réflexive : il s'agit par exemple de comprendre l'interaction entre deux espèces et l'avantage qui peut en être retiré pour l'optimisation des cultures.

Dans le domaine de la cosmétique, la recherche biologique peut ressembler à sa jumelle, la recherche industrielle, mais elle poursuit un but exactement inverse : comment supprimer telle ou telle substance synthétique présente dans une crème ou un shampoing, tout en en conservant les avantages ? Pour exemple, la recherche biologique s'est longtemps creusé la tête sur le cas du mascara, qui contient un grand nombre de solvants (à proscrire évidemment  dans le maquillage bio) : après de multiples essais, c'est finalement la résine d'acacia qui leur a été substituée.

Dans le secteur alimentaire, la recherche biologique est du même ordre. Il s'agit toujours de proposer au consommateur, habitué à certaines qualités des produits non bio, des articles aussi proches que possible de ce qu'il connaît. La recherche biologique se charge aussi d'un rôle de veille, et effectue fréquemment des tests pour évaluer la toxicité des substances utilisées dans les produits bio, car contrairement à une autre croyance bien ancrée, naturel ne rime pas toujours avec inoffensif...   



23.fournisseur bio

Un fournisseur bio s'adresse avant tout aux professionnels, se confondant en cela avec le grossiste bio. Mais si ces deux termes sont parfois confondus, « fournisseur bio » et « grossiste bio » n'ont pas tout à fait la même activité.

Tandis que le grossiste bio ne fabrique pas lui-même ce qu'il revend ensuite, le fournisseur bio, lui, est fréquemment producteur des articles qu'il propose. Quoi qu'il en soit, fournisseur bio et grossiste ont tous deux la particularité de s'adresser prioritairement aux professionnels, revendeurs ou industriels lorsqu'il s'agit d'une matière première, ou grandes surfaces et petites boutiques pour les produits frais et les produits finis, tout en ouvrant parfois leurs ventes aux particuliers.

Le fournisseur bio peut proposer une très vaste gamme de produits. Certains sont généralistes, et balaient l'ensemble des produits bio existants : alimentation, cosmétique, prêt-à-porter, droguerie etc. D'autres sont spécialisés dans un domaine seulement. Lorsque producteur et fournisseur bio ne font qu'un, la palette des produits se réduit, mais les tarifs, plus bas, compensent cet inconvénient.

Dans le cas du fournisseur bio qui est aussi producteur, la vente directe aux particuliers peut avoir son intérêt. Les producteurs de fruits et légumes, de produits laitiers, de volaille ou de charcuterie vendent le plus souvent une partie de leur production à des groupes industriels ou à des coopératives, lesquels se chargent ensuite de la redistribuer. Mais l'opération ne concerne pas toujours l'intégralité de la production : le fournisseur bio utilise alors la vente au détail pour écouler les produits qui lui restent.



24. producteur biologique

Mieux encore que la boutique spécialisée ou le rayon bio des grandes surfaces, le producteur biologique est l'interlocuteur idéal pour se fournir toute l'année en aliments sains et frais. Mais où peut-on trouver ce producteur biologique, et quels sont les services qu'il propose ?

Pour trouver un producteur biologique, rien de plus simple : c'est un voisin ! Alors que nous sommes habitués à acheter des produits qui ont été importés de l'étranger ou acheminés à travers tout le pays, payant ainsi les frais de transport et d'emballage, nous ignorons le producteur qui travaille juste à côté de chez nous...

Conscients de ce paradoxe, des groupes de consommateurs se sont formés pour tirer meilleur parti du producteur biologique local. Ces groupes d'achat commun sont à l'origine du panier bio, un système d'abonnement particulièrement ingénieux : chaque consommateur s'engage, pour une saison généralement, à acheter un panier bio, livrable au besoin, et composé de fruits et de légumes de saison, en quantité variable selon la demande du client. De cette manière, le producteur biologique est capable de maîtriser au plus juste ses coûts de production, et de rentabiliser son travail au mieux.

Pour trouver un producteur biologique, les marchés bio sont également une source d'approvisionnement à ne pas négliger. Mais tous les vendeurs ne sont pas eux-mêmes producteurs, et le prix des denrées est généralement plus élevée dans les marchés bio que dans le cadre du groupe d'achat commun. A cet égard, seul l'achat sur le lieu de production peut rivaliser avec le panier bio. Pour trouver le point de vente d'un producteur biologique de la région, il suffit de consulter le Biottin, distribué par Nature et Progrès.



25. produit biologique

Si le terme « produit biologique » est désormais courant, la réalité exacte de ce qu'il recouvre n'est pas toujours connue du grand public. Aujourd'hui, le bio est soumis à une réglementation, qui le protège des utilisations abusives. Mais au sein-même de cette réglementation, le produit biologique peut répondre à des critères sensiblement différents.

En principe, un produit biologique est estampillé d'un label. C'est ce qui permet au consommateur d'être assuré de la qualité de ce qu'il achète. Toutefois, il existe un grand nombre de labels, qui diffèrent en fonction de la nature du produit biologique qu'il qualifie (cosmétique ou alimentaire) et de sa composition.

Dans le domaine de la cosmétique, le produit biologique peut porter le label BDIH, Cosmébio ou  Vegan. Chacun prohibe l'expérimentation animale et garantit l'utilisation majoritaire de produits naturels. Avec BDIH, ces produits ne sont pas forcément biologiques. Cosmébio impose une teneur minimum de 95 % de produits naturels dans la composition du produit. Sur ces 95 %, 50 % seulement doivent être bio pour que le produit puisse prétendre à l'obtention d'un label « Eco », et 95 % pour le label « Bio ». Enfin, le label Vegan s'utilise pour un produit biologique qui a été préparé exclusivement à base de végétaux.

Dans le domaine de l'alimentation, le produit biologique labellisé bénéficie d'une moins grande marge de manœuvre. En France, un produit portant le label AB (Agriculture Biologique) est garanti sans OGM, et doit afficher des ingrédients composés à 95 % de produits issus de l'agriculture biologique. Pour NF-Environnement, ce sont avant tout les critères écologiques qui sont décisifs. De son côté, Label Rouge augmente cette exigence de critères de goût, indispensables à satisfaire pour qu'un produit biologique puisse afficher son logo.



26. traitement biologique

Respect de l'environnement ne signifie pas impuissance face aux nuisibles qui risquent de gâcher la récolte : le traitement biologique est justement destiné à supprimer ou écarter les menaces qui pèsent sur la production, sans recourir pour autant à des substances chimiques. Le traitement biologique est un véritable savoir-faire, qui requiert une bonne connaissance de l'écosystème et une réelle capacité à diagnostiquer la source d'un problème.

Alors que le traitement chimique peut se faire « à l'aveuglette », et sans être forcément nécessaire, le traitement biologique, en revanche, ne peut prétendre à l'efficacité que s'il est bien ciblé. Certains produits, garantis bio, permettent de lutter contre l'invasion de pucerons (solution de savon noir ou  poudre de roche micronisée) ou contre la chlorose avec du chélate de fer. Mais le traitement biologique se caractérise avant tout par l'utilisation astucieuse de la biodiversité.

Ainsi, pour les pucerons, le traitement biologique préconise-t-il, en parallèle d'une éventuelle pulvérisation de savon noir, de faciliter l'installation sur le terrain de coccinelles, larves de chrysopes et perce-oreilles, qui sont tous friands de pucerons et offrent ainsi une solution à long terme contre ce nuisible. Contre le carpocapse, le traitement biologique à base de bactospéine sera efficacement secondé par l'installation de nichoirs pour attirer les mésanges, qui se chargeront ensuite elles-même d'éliminer l'indésirable.

Le traitement biologique est donc un habile mélange d'intervention directe, à base de produits biodégradables, naturels et non toxiques (pour les humains en tout cas !) et d'auto-régulation du milieu. Le traitement biologique permet ainsi d'optimiser le rendement d'une culture, tout en préservant l'écosystème et en favorisant la biodiversité.      



27. alimentation biologique

L'alimentation biologique est aujourd'hui reconnue comme le moyen le plus efficace et le plus savoureux pour prendre soin de sa santé et de la planète au quotidien. Bien que ce ne soit pas un critère pour qu'un produit entre dans le cadre « bio », l'alimentation biologique est le plus souvent éthique également, offrant une meilleure rémunération aux producteurs du monde entier.

L'alimentation biologique répond à des règles de production très strictes. Pour les résumer, on peut dire que les produits bio font l'impasse sur les pesticides et les engrais chimiques, et écartent tout recours aux OGM. Bien entendu, le consommateur ne peut pas vérifier que ces conditions ont été respectées par le producteur, et ce sont donc les labels attribués à l'alimentation biologique qui lui permettent de s'y retrouver.

En France, trois labels sont consacrés à l'alimentation biologique. Le label AB peut avoir différentes significations selon le produit auquel il s'applique. Pour les végétaux, il garantit un produit sans OGM, sans recours aux pesticides et engrais chimiques, et issu d'un système de rotation des cultures. Pour les produits transformés de l'alimentation biologique, le label AB indique une teneur minimale de 95 % d'ingrédients issus de l'agriculture bio. Pour les animaux, le label AB proscrit l'élevage intensif, implique une alimentation biologique majoritaire et des traitements antibiotiques minimaux.

Autres labels bien connus de l'alimentation biologique, les labels Nature et Progrès et Label Rouge  ont des modalités d'attribution sensiblement différentes, mais tout aussi fiables pour le consommateur. Le Label Rouge s'enrichit notamment de critères de goût et d'écologie tandis que le label Nature et Progrès, qui s'applique à une exploitation dans son ensemble et non à un seul produit d'alimentation biologique, est plus restrictif quant à l'utilisation de produits chimiques. 



28. aliments bio

Longtemps considérés comme une lubie pour bobos oisifs, les aliments bio sont aujourd'hui reconnus pour leur apport nutritionnel supérieur, leur goût et leur action à long terme pour la préservation de la planète. Les aliments bio bénéficient actuellement d'un engouement certain, dû autant à un effet de mode dont on ne peut que se réjouir, qu'à une prise de conscience plus globale.

Pour s'approvisionner en aliments bio, plusieurs solutions s'offrent au consommateur. Sans rien changer de ses habitudes, chacun peut prendre soin, lorsqu'il fait ses courses en supermarché, de privilégier systématiquement les produits bio dans les rayons. Pour reconnaître les aliments bio et éviter de tomber dans le piège des arguments publicitaires trompeurs, il suffit de se fier aux labels AB (Agriculture Biologique), Label Rouge ou Nature et Progrès.

Mais il existe d'autres moyens de se procurer des aliments bio. Car si certains produits sont nécessairement importés, comme le riz, les fruits exotiques ou le café, d'autres sont disponibles à quelques kilomètres seulement de chez soi... Pour les fruits et légumes comme pour les volailles, la charcuterie ou les produits laitiers, l'approvisionnement en aliments bio a tout à gagner en passant par les producteurs locaux.

Le principe du panier bio consiste justement à proposer au consommateur, chaque semaine ou occasionnellement, une sélection d'aliments bio produits dans le département, livrée à domicile au besoin. Ce système présente de nombreux avantages : les producteurs reçoivent un meilleur prix pour les aliments bio qu'ils proposent, les emballages sont réduits au minimum, voire supprimés, et le consommateur profite de produits toujours frais et de saison.


29. produits biologique

Du café à la crème anti-âge en passant par le tee-shirt, les idées cadeaux et la puériculture, les produits biologique sont capables de couvrir l'ensemble de nos besoins au quotidiens, utilitaires ou ludiques. Voici donc une petite revue, non-exhaustive bien sûr, des différents produits biologique actuellement présents sur le marché.

Au rayon alimentation, les produits biologique ne se limitent pas au café et au chocolat. Si les fruits et légumes, les pâtes et les cérales se prêtent admirablement aux pratiques bio, on peut aussi trouver des surgelés pour une bonne soirée pizza-glace devant la télé – pas diététique du tout, mais hautement bio tout de même ! Dans le panier de la ménagère, les produits biologique comptent également leur lot de produits d'hygiène (shampoing, savon, gel douche) et d'entretien (lessive, nettoyants sols et vitres).

Pour bébé, les produits biologique se chargent de tout : la toilette, le change, l'alimentation... et même les jouets ! Avec sa garantie de non utilisation de toute substance toxique, le bio est bien évidemment l'allié des mamans qui s'inquiètent autant de la santé immédiate de leur enfant que de son avenir sur la planète. Pour la beauté au quotidien, les produits biologique ont de nombreuses applications cosmétiques, exemptes de paraben, de sels aluminium et de toute substance de synthèse.

Pour Noël (ou toute autre occasion !), les produits biologique se montrent également à la hauteur. La traditionnelle tenue Spiderman « made in China » est avantageusement troquée contre un kit construction de véhicules à dynamo, tandis que les produits biologique pour les grands prennent la forme d'un vélo électrique ou d'une sacoche solaire pour ranger son pc portable (et ne plus jamais tomber en panne !).


30. ferme biologique

Une ferme biologique, qu'est-ce que c'est ? Longtemps considérée comme une utopique bizarrerie par les économistes convaincus de l'inéluctable nécessité de l'agriculture intensive, la ferme bio est actuellement l'objet d'études sur le long terme. Les résultats semblent indiquer qu'en réalité, l'agriculture bio pourrait être une clé pour réussir à nourrir l'ensemble de la planète tout en préservant l'environnement. Quelles sont les particularités d'une ferme biologique, et est-il vrai que son rendement est toujours inférieur à celui des cultures intensives ?

Pour faire simple, on peut dire qu'une ferme biologique, c'est une ferme dans laquelle ne sont utilisés aucun engrais, pesticides chimique ou OGM. Mais cette définition par défaut ne plairait sans doute pas aux producteurs bio... Pour le formuler autrement, une ferme biologique est une ferme qui s'adapte à l'environnement au lieu de le modifier, et sait s'en servir sans le détruire.

Ainsi, dans une ferme biologique, l'engrais chimique est remplacé par le fumier ou le compost. Quant aux insecticides, on leur substitue généralement des substances naturellement répulsives, comme le géranium ou la citronnelle. Une ferme bio prend également grand soin d'accueillir dans ses environs les crapauds, mésanges, merles et coccinelles, qui éliminent naturellement les insectes nuisibles.

En général, la ferme biologique est considérée comme moins rentable qu'une ferme traditionnelle.  Pourtant, si le constat est vrai dans les premières années qui suivent la création d'une ferme bio, cette-dernière parvient, sur le long terme, à un rendement égal à 80 % du rendement de la production intensive... Dans les pays en voie de développement, le passage de l'intensif au bio permettrait même d'obtenir une augmentation du rendement de plus de 90 % car les pratiques d'une ferme biologique permettent de mieux retenir l'eau dans des terres qui souffrent justement de sécheresse... La ferme biologique serait-elle l'avenir de l'humanité ?
Par Gloria - Publié dans : Bio
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /Jan /2010 21:09

Nous vous proposons sur ces 30 articles des informations et des explications sur la RETRAITE. Pour une recherche rapide sur un mot, vous pouvez utiliser le raccourci CTRL+F puis taper votre mot.

 


1. retraite complementaire

La retraite complementaire est une pension destinée à suppléer les versements du régime de base de la Sécurité Sociale au terme de son activité professionnelle. Tous les salariés sont automatiquement affiliés à une retraite complementaire, mis à part les fonctionnaires qui doivent opter pour un contrat optionnel.

 

Pour tous les salariés du privé qui dépendent du régime général de la Sécurité Sociale, la retraite complementaire se matérialise par une affiliation, automatique, à l'ARRCO. Selon le type d'activité de chacun, d'autres organismes peuvent intervenir : l'AGIRC pour les cadres, l'AGRICA pour les salariés agricoles, l'IRCANTEC pour les agents non titulaires de l'Etat, et la CRPNPAC pour  les navigants de l'aéronautique civile. Pour les fonctionnaires, la retraite complementaire peut passer par le CREF, le CGOS ou la PREFON.

 

Grâce à leur retraite complementaire AGIRC, les cadres cumulent à la fois les versements du régime de base de la Sécurité Sociale, et deux compléments, l'un versé par l'ARRCO, et l'autre par l'AGIRC. Pour les salariés agricoles, le système est exactement le même, à la différence près que les retraites ARRCO et AGIRC sont gérées par un troisième organisme, l'AGRICA. Pour les agents non titulaires de l'Etat comme pour les navigants de l'aéronautique civile, ce sont, respectivement, l'IRCANTEC et la CRPNPAC qui forment la deuxième retraite complementaire après l'ARRCO.

 

Les fonctionnaires n'ont pas l'obligation de prendre une retraite complementaire, mais, à défaut, leur pouvoir d'achat risque de chuter considérablement au moment de l'arrêt de leur activité. Les trois organismes de complementaire retraite qui leur sont proposés ont des systèmes de gestion différents, qui se basent soit sur la « cotisation définie » (les droits à venir sont calculés en fonction du montant des cotisations), soit sur la « prestation définie » (le montant des cotisation est calculé en fonction des droits désirés).  


2. complement de retraite

Afin de ne pas perdre trop de pouvoir d'achat au moment où l'on cesse son activité professionnelle, un complement de retraite est essentiel et bien souvent obligatoire. Pour la grande majorité des salariés en effet, le complement de retraite est prévu automatiquement, mais il prend des formes sensiblement différentes en fonction du type d'activité de chacun.

 

Hormis les fonctionnaires, tous les salariés sont affiliés au complement de retraite de l'ARRCO sans avoir besoin de s'en préoccuper : l'affiliation est automatique. Pour les fonctionnaires en revanche, le complement de retraite relève du choix de chacun, car l'affiliation est optionnelle, et peut être réalisée auprès de trois organismes distincts :  le CREF, le CGOS ou la PREFON.

 

Pour tous les autres salariés, le complement de retraite est constitué au moins d'une affiliation à l'ARRCO, et, bien souvent, d'une deuxième affiliation auprès d'un autre organisme. Ainsi, pour le personnal navigant de l'aéronautique civile, le complément de l'ARRCO est-il augmenté d'un versement des caisses de la CRPNPAC. Pour les agents de l'Etat qui n'ont pas été titularisés, c'est le complement de retraite de l'IRCANTEC qui permet d'augmenter la rente de l'ARRCO et du régime de base de la Sécurité Sociale.

 

Pour les cadres et les salariés agricoles, le complement de retraite se compose des versements de l'ARRCO et de l'AGIRC. Mais tandis que les cadres doivent traiter avec ces deux interlocuteurs, le complement de retraite des salariés agricoles, en revanche, est géré par l'AGRICA, un organisme qui se charge de regrouper les prestations de l'ARRCO et de l'AGIRC. 

 

 

 

3. assurance retraite

L'assurance retraite est la garantie, pour tout travailleur, de pouvoir bénéficier d'une rente calculée en fonction de son âge et du nombre de cotisations versées lorsqu'il mettra un terme à son activité professionnelle, soit par choix soit parce qu'il aura atteint la limite d'âge légale pour pouvoir exercer son métier. Mais comment fonctionne exactement l'assurance retraite ?

 

En France, l'assurance retraite se compose d'un régime de base, versé par la Sécurité Sociale via la CNAV, et d'un ou de plusieurs compléments versés par différents organismes selon le métier du cotisant. Bien que le régime de base de la Sécurité Sociale soit un acquis social de taille, il ne peut pas suffire à lui seul pour garantir un niveau de vie similaire à celui de la vie active : l'assurance retraite ne peut faire l'impasse sur une complémentaire qui est la plupart du temps obligatoire.

 

En matière d'assurance retraite, la population des travailleurs est divisée en trois catégories : les salariés du secteur privé, les fonctionnaires et les non-salariés (profession libérale, chef d'entreprise etc.). Pour leur complément de retraite, Les salariés du secteur privé sont affiliés à l'ARRCO. C'est également le cas des cadres, qui sont en outre affiliés à l'AGIRC. Pour les fonctionnaires, le choix du complément retraite est optionnel, et peut désigner le CREF, le CGOS ou la PREFON. Pour les non salariés, l'assurance retraite passera par la caisse vieillesse RSI ou par la CIPAV en fonction du type d'activité qu'ils exercent.

 

Pour consolider encore leur assurance retraite, la plupart des travailleurs choisissent de cotiser pour un complément de retraite supplémentaire, souscrits auprès d'organismes privés. Dans ce cas, l'assurance retraite est constituée par capitalisation (suivant le fonctionnement de l'épargne) et non plus par répartition (les pensions des retraités sont financés par les cotisations des travailleurs en activité). 


4. retraite epargne

 

Contrairement aux cotisations obligatoires versées à la Sécurité Sociale et aux organismes de complément de retraite , la retraite epargne est optionnelle. Comme son nom l'indique, la retraite epargne est un investissement sur le long terme, qui peut être conçu sous différentes formes.

 

L'objectif de la retraite epargne peut être fort différent en fonction des contrats souscrits. Dans certains cas, la retraite epargne est prévue pour apporter une rente supplémentaire au moment de l'arrêt de l'activité professionnelle. Mais la retraite epargne peut aussi être le moyen de prémunir ses proches contre une baisse de ressources en cas de décès, et s'inscrit alors dans une optique successorale.

 

La retraite epargne utilisée comme moyen d'organiser la succession intervient au moment du décès du titulaire du compte, et est appelée pour cette raison « contrat prévoyance » ou « onctrat décès pur ». Le souscripteur ne touche rien tant qu'il vit, mais utilise la retraite epargne pour éviter une baisse de revenus à ses proches s'il vient à disparaître.

 

Lorsque la retraite epargne est considérée comme un moyen d'obtenir à terme le versement d'une rente supplémentaire, elle est qualifiée de « contrat en cas de vie » ou de « contrat placement ». La rente peut être versée par petites mensualités ou en une seule fois. La date fixée pour le début des versements correspond le plus souvent à la date de la retraite du souscripteur, mais elle peut parfaitement intervenir à un autre moment. En principe, une retraite epargne « en cas de vie » ne prévoit aucun versement en cas de décès du titulaire du compte, mais, dans les faits, ce type de placement est souvent doublé d'une contre-assurance : en cas de décès, les proches du souscripteur recevront l'argent à sa place.  


5. retraite par capitalisation

Bien que toutes deux consistent à assurer une rente lors de l'arrêt de l'activité professionnelle, la retraite par capitalisation et la retraite par répartition sont à différencier très nettement. Quel est donc le fonctionnement de la retraite par capitalisation, et en quoi diffère-t-elle de la retraite par répartition ?

 

Le principe de la retraite par capitalisation est simple : c'est l'accumulation de versements qui finit par constituer un capital donnant droit au versement d'une rente. Le souscripteur d'un contrat de retraite par capitalisation peut être un particulier, une collectivité ou une entreprise.

 

La retraite par capitalisation est donc une sorte d'épargne accumulée par une génération pour son propre compte. La retraite par répartition est exactement à l'opposé de ce principe, puisque c'est toujours la génération suivante qui cotise pour la précédente. Ces deux types de retraites sont généralement utilisés de manière complémentaire : les cotisations retraite obligatoires fonctionnent essentiellement sur le principe de la retraite par répartition, tandis que les complémentaires retraite souscrites individuellement peuvent être conçues sur le modèle de la retraite par capitalisation.

 

En France, la retraite par capitalisation est surtout associée à l'épargne retraite. Mais le phénomène des baby-boomers a quelque peu remis en question ce principe. En effet, les enfants nés juste après-guerre arrivent aujourd'hui à l'âge de la retraite : plus nombreux que la génération suivante, ils induisent logiquement des cotisations plus lourdes pour ces derniers. Un système mixte, associant retraite par capitalisation et retraite par répartition pourrait éviter les injustices intergénérationnelles de ce type.



 

6. épargne retraite

En cas de vie, en cas de décès ou mixte, l'épargne retraite est un produit financier qui permet d'investir sur le long terme. Quelles sont les différences entre chaque contrat d'épargne retraite, et dans quels cas peut-il être intéressant d'y souscrire ?

 

Il existe au total trois types de contrats épargne retraite : le contrat prévoyance ou décès pur, le contrat épargne ou « en cas de vie » et le contrat mixte, qui fonctionne aussi bien en cas de vie qu'en cas de décès. L'épargne retraite cumule en ce cas les attributs des contrats prévoyance et des contrats épargne.

 

Constituée par des prélèvements réguliers sur le compte du souscripteur et/ou par le versement d'un capital à l'ouverture du contrat, l'épargne retraite prévoyance est destinée à fonctionner uniquement en cas de décès du souscripteur. Elle permet de garantir un minimum de revenus à ses proches, ou de transmettre plus facilement une partie de son patrimoine. L'épargne retraite prévoyance se traduit alors par le versement d'une somme aux proches du souscripteur, en une seule fois ou par mensualités, conformément au contrat établi par le titulaire du compte.

 

L'épargne retraite en cas de vie est elle aussi destinée à être reversée ultérieurement, mais, cette fois-ci, uniquement si le titulaire du compte est encore vivant. Au moment de l'établissement du contrat, une date est prévue à l'avance pour le début des versements. Elle est généralement calculée pour tomber au moment de la mise à la retraite du souscripteur, mais il s'agit d'un usage et non d'une obligation. En cas de décès, cette épargne retraite ne bénéficiera pas aux proches du titulaire du compte, sauf si ce-dernier l'a enrichie d'une contre-assurance.   

 

 

 

 

 

7. placement retraite

Profiter pleinement de sa retraite, c'est l'avoir anticipée : un placement retraite permet d'aborder l'arrêt de l'activité professionnelle en toute sérénité. Optionnel, le placement retraite vient compléter la pension calculée sur la base des cotisations obligatoires durant la vie active, et permet de vivre plus confortablement.

 

Un placement retraite peut prendre des formes très différentes. L'investissement immobilier, le placement en bourse ou un contrat d'asssurance-vie sont autant de solutions intéressantes pour augmenter ses revenus au jour de la retraite. Certains organismes bancaires ou d'assurance proposent également des plans de placement retraite spécialement conçus pour être rentables sur le long terme.

 

Un investissement immobilier peut être envisagé comme un placement retraite : en achetant un bien immobilier et en utilisant au mieux les avantages fiscaux consentis par les loi Borloo et de Robien, la location ultérieure du bien permettra de toucher mensuellement un complément financier appréciable. Toutefois, ce type de placement retraite demande du temps et de l'énergie.

 

Avec une solution assurance vie ou placement retraite planifiée par un organisme spécialisé dans ce type de transactions, le futur retraité est déchargé de ces soucis : il lui suffit de cotiser chaque mois une somme déterminée en fonction de la durée envisagée du contrat et de ses exigences sans avoir à gérer lui-même ses investissements. Un placement retraite est très similaire à une assurance-vie, puisqu'il fonctionne sur le principe de la capitalisation tout au long de la vie, puis du versement d'une pension à date fixe, mais il offre souvent des garanties supplémentaires, telles que la prise en charge des cotisations en cas d'arrêt maladie prolongé ou d'invalidité, et prépare davantage la fin du contrat avec des placements plus sûrs dans les dernières années.

 

 


8. capital retraite

Aujourd'hui, se forger un capital retraite durant ses années d'activité n'est pas simplement une précaution : c'est une nécessité. Le financement des retraites est en effet devenu particulièrement épineux, et le régime de base associé aux complémentaires obligatoires telles que l'AGIRC ou l'ARRCO n'est plus suffisant pour garantir des rentrées d'argent satisfaisantes en fin de vie. Prévoir un capital retraite permet donc d'envisager l'avenir avec davantage de sérénité.

 

Actuellement, la capital retraite peut être constitué de différentes manières. Les plans d'épargne, collectifs ou individuels, peuvent ainsi représenter une bonne réponse au problème de la retraite. Les cotisations versées sont à déduire des revenus déclarés, ce qui permet d'emblée de bénéficier d'une baisse d'impôts, tout en faisant preuve de prévoyance. En entreprise, les salariés peuvent souscrire à un PERCO (Plan d'Epargne pour la Retraite Collective), tandis que le PERP (Plan Epargne Retraite Populaire) permet de se constituer un capital retraite à titre individuel.

 

L'assurance-vie représente un autre moyen de construire un capital retraite sur le long terme. 

Plus souple que le plan épargne, l'assurance-vie offre une grande liberté dans le montant et la périodicité des versements. En cas de décès du souscripteur, l'assurance-vie permet aussi d'ajouter son capital retraite au reste du patrimoine et de le transmettre sans qu'il soit exagérément amputé par les droits de succession.

 

Enfin, les investissements immobiliers peuvent être utilisés pour la constitution d'un capital retraite, notamment en utilisant les dispositifs de Robien, Borloo et Scellier. A condition qu'il soit destiné à la location, le bien immobilier donne droit, dans un premier temps, à des réductions d'impôts qui permettent de rembourser l'emprunt contracté pour l'achat du bien. La revente du bien ou la perception de loyers participera ensuite à la constitution du capital retraite.

 

 


9. baby boomer

Pour un baby boomer, l'approche de l'âge de la retraite est un réel souci. Le système de retraite par répartition, dominant en France, est en effet basé sur le principe d'un renouvellement équilibré et  régulier des générations. Que va-t-il donc se passer, à présent que le baby boomer parvient à l'âge de la retraite ?

 

Par « baby boomer », on entend en fait tout individu né entre 1945, à la fin de la deuxième guerre mondiale, et 1970. Actuellement, seule la première vague de cette génération arrive à l'âge de la retraite. Mais le phénomène pose déjà quelques problèmes quant au financement des retraites : la descendance du baby boomer n'est pas suffisamment nombreuse pour assurer à chacun une retraite confortable grâce au système par répartition.

 

Avec la retraite par répartition, chaque baby boomer a pu aisément financer la retraite de la génération précédente, qui compte moins d'individus. Mais la problématique s'inverse à présent, et le départ à la retraite du baby boomer, ajouté au déficit des caisses d'assurance vieillesse, dénonce la précarité du système, et le financement des pensions n'a jamais paru aussi fragile.

 

Pour s'assurer un minimum de confort et de sécurité après sa période d'activité professionnelle, le baby boomer a généralement souscrit à des complémentaires retraite individuelles. De son côté, le gouvernement a anticipé ce moment critique, et multiplié les offres de produits financiers de prévoyance donnant droit à des crédits ou déductions d'impôts, afin d'inciter le baby boomer à prendre en charge sa propre pension via le système de retraite par capitalisation.

 

 


10. baby boomers

Pour la première vague de baby boomers, qui sont nés entre 1945 et 1955, l'heure de la retraite a sonné. Quelles vont donc être les conséquences du phénomène de la prise de retraite des baby boomers ?

 

Depuis longtemps, la mise à la retraite des baby boomers a été repérée comme un passage critique pour le financement des pensions. Fait rarissime, les retraités vont représenter une très importante part de la population, et leurs pensions pourront difficilement être assumées par les actifs, moins nombreux que les baby boomers.

 

La logique voudrait toutefois que le départ à la retraite des baby boomers ait un impact positif sur l'emploi : si le nombre de chômeurs est moindre, l'effort à fournir pour le paiement des retraites devrait être moins insurmontable. Mais de récentes études montrent qu'il n'en est rien. Quelques emplois risquent en effet de se libérer, mais, dans la plupart des cas, les baby boomers partant à la retraite ne seront pas remplacés par les entreprises qui cherchent à tout prix à faire baisser leurs effectifs.

 

Pour les baby boomers, le financement de leur retraite devra donc beaucoup à leurs propres efforts. Les produits financiers proposant une retraite par capitalisation ont explosé ces dernières années, et sont bien souvent soutenus par l'Etat via des réductions ou crédits d'impôts. Même si tout est fait pour la minimiser autant que possible, l'injustice intergénérationnelle frappe indéniablement les baby boomers qui, après avoir financé les retraites de leurs parents, doivent assumer la leur s'ils ne veulent pas accabler leurs enfants...

 

 


11. information retraite

Depuis 2003, l'information sur la retraite est un droit. Afin d'inciter chacun à faire preuve de prévoyance pour sa propre retraite, le gouvernement français met à la disposition de chacun l'ensemble de l'information retraite le concernant.

 

L'information retraite est donc désormais accessible sur internet, à travers un site commun aux 35 organismes de retraite obligatoires (de base et complémentaires), qui se sont, pour l'occasion, constitués en GIP (Groupement d'Intérêt Public). Sur ce site information retraite, les grandes lignes du principe de la retraite sont abordées, afin de permettre à chacun de comprendre le fonctionnement du système, et une histoire de la retraite est retracée.

 

Sur le site information retraite de ce GIP, il est également possible de réaliser une simulation en ligne pour avoir une idée du montant de sa future retraite. Bien qu'il soit envisageable de faire cette simulation à partir d'approximations, mieux vaut néanmoins de munir au préalable de toutes ses fiches de paie. Ainsi, l'information retraite sera calculée au plus juste, proposant plusieurs paliers en fonction de l'âge du cotisant au moment de son départ à la retraite (le maximum s'arrêtant à 65 ans).

 

Les mesures gouvernementales pour l'information retraite ont également imposé l'envoi, pour chaque individu, d'un relevé des droits recoupant l'ensemble des organismes retraite dont il a pu dépendre. Grâce à ce document, envoyé tous les 5 ans, chacun pourra anticiper son départ à la retraite. A partir de 55 ans, le courrier information retraite envoyé au cotisant portera mention d'une estimation du montant de la pension à laquelle il aura droit.  


 

12. cotisation retraite

La cotisation retraite est variable en fonction de l 'organisme qui la prélève, et du degré de qualification du travailleur ou de son statut. Voici donc un petit résumé du fonctionnement de la cotisation retraite pour les salariés du secteur privé, qui représentent la majorité des actifs.

 

Dans le secteur privé, la cotisation retraite se compose d'une base, prélevée par l'URSSAF et identique pour tous, et, le plus souvent, d'une complémentaire obligatoire qui se traduit par deux schémas : pour les salariés non cadres, la totalité des cotisations sont prélevées pour le compte de l'ARRCO. Pour les cadres salariés, la cotisation retraite passe par l'ARRCO également, mais aussi par l'AGIRC.

 

Pour un salarié non cadre, la cotisation retraite pour la complémentaire obligatoire est prélevée directement sur son salaire, et est intégralement versée aux caisses de l'ARRCO. En règle générale, la cotisation retraite maximale est limitée à 3 plafonds de la Sécurité Sociale.

 

Pour le cadre salarié, la cotisation retraite se divise en fait en deux versements distincts. Sur un même salaire, l'ARRCO ponctionne une cotisation calculée sur la base d'une fraction du salaire du cadre, comprise entre un euro et le plafond de la Sécurité Sociale. Sur le reste du salaire, l'AGIRC récupère une cotisation retraite qui peut aller jusqu'à 8 plafonds de la Sécurité Sociale. Pour les salariés du secteur agricole, le fonctionnement de la cotisation retraite est sensiblement identique à celui qui s'applique aux cadres, à la différence près que c'est un troisième organisme, l'AGRICA, qui se charge du prélèvement et de la répartition des cotisations entre l'ARRCO et l'AGIRC.

 

 


13. taux retraite

Selon le nombre d'années de cotisation, l'âge du départ à la retraite ou d'autres paramètres tels que le nombre d'enfants ou une éventuelle invalidité, le taux de retraite qui sera appliqué pour le calcul du montant de la pension allouée sera différent. Voici donc un petit récapitulatif des taux de retraite appliqués à chaque cas particulier.

 

Pour le régime de base, le taux de retraite maximal est de 50 %. Ce taux s'applique au salaire de base et fonctionne par trimestre. Les primes n'entrent donc pas dans le calcul, ni les trimestres incomplets. Les années pour lesquelles un versement retraite a été effectué ne compte pas non plus. Le taux de retraite à 50 % s'applique à tout travailleur qui arrête son activité à ses 65 ans.

 

Dans certains cas, il est possible de bénéficier du taux de retraite à 50 % dès ses 60 ans. Pour avoir droit au taux de retraite à 50 %, il faut alors pouvoir justifier de 160 à 164 trimestres de cotisation au cours de sa vie (la variation est fonction de l'année de naissance), ou être reconnu médicalement inapte au travail, titulaire d'une pension d'invalidité, ancien combattant ou prisonnier de guerre, ou encore être mère de trois enfants au moins et ouvrière (avoir pratiqué une activité manuelle pendant 5 ans dans les 15 ans précédant la demande de départ à la retraite) avec au total 120 trimestres au moins de cotisation. 

 

Pour ceux qui souhaitent partir à la retraite avant l'âge requis et ne peuvent justifier d'un nombre suffisant de trimestres de cotisation, le taux de retraite sera minoré. A l'inverse, les actifs qui cessent leur activité professionnelle après leurs 65 ans pourront bénéficier d'un taux de retraite majoré (ou surcote).

 

 


14. reforme retraite

Le 21 août 2003, la loi Fillon, ou reforme de la retraite, a considérablement modifié les calculs de la retraite de base. Quels sont donc les points les plus important de cette reforme de la retraite, et quelles en seront les conséquences pour les futurs retraités ?

 

Face à l'arrivée des baby boomers à l'âge de la retraite, à l'allongement de l'espérance de vie et au déficit toujours grandissant des caisses vieillesse de la Sécurité Sociale, une reforme de la retraite s'imposait. Et, comme on peut s'y attendre, les conditions requises pour pouvoir bénéficier d'un taux maximum du régime de base ont été revues à la hausse à l'occasion de cette reforme de la retraite.

 

Pour résumer, on peut dire que la reforme de la retraite prévoit un allongement global de la durée des cotisations pour pouvoir prétendre à un taux plein, et que les actifs sont encouragés à prendre leur retraite aussi tard que possible. Ainsi, le nombre de trimestres requis aujourd'hui pour obtenir le taux à 50 % est de 160 pour ceux qui sont nés avant 1949, et vont jusqu'à 164 pour ceux qui sont nés à partir de 1952. La reforme de la retraite se montre toutefois moins sévère sur le sujet des trimestres manquants, avec une pénalité de 1,25 % par trimestre manquant contre 2,5 % auparavant.

 

La deuxième grande particularité de la reforme de la retraite tient à la majoration non négligeable qui récompense les actifs qui continuent à travailler alors qu'ils auraient droit à la retraite à taux plein. Globalement, la reforme de la retraite lancée par François Fillon aboutit à une baisse du montant des retraites : pour un même nombre de cotisations, un retraité en 2020 touchera environ 10 % de moins qu'un retraité en 2002. 


15. baby boomers canada

Les baby boomers au Canada correspondent à la génération née entre 1946 et 1964. Comme dans de nombreux autres pays, l'approche de l'âge de la retraite pour la première vague de baby boomers au Canada s'accompagne d'un certain nombre d'inquiétudes.

 

En 2007, une enquête sur les baby boomers au Canada a été menée par Fidelity Investments. Le sondage révèle que les actifs de cette génération semblent assez peu conscients des modalités de leur future retraite. Ainsi, alors qu'un départ à la retraite occasionne généralement une baisse de revenus d'environ 40 %, 64 % des baby boomers au Canada estiment qu'ils ne changeront pas leur style de vie lorsqu'ils arrêteront de travailler...

 

L'enquête met également en évidence le manque de préparation à la retraite des baby boomers au Canada. Sur l'ensemble des personnes interrogées, 23 % seulement ont un plan de retraite élaboré tandis que les autres se sont contentées des cotisations obligatoires. Cela ne semble pourtant pas entamer l'optimisme des baby boomers au Canada qui, dans l'ensemble, envisagent des retraites extrêmement actives et ambitieuses, avec par exemple des projets de voyages ou d'activités bénévoles.

 

Bon nombre de baby boomers au Canada sont actuellement chefs de petites ou moyennes entreprises. La moitié d'entre eux parviendra à l'âge de la retraite d'ici les 10 prochaines années, ce qui pourrait entraîner des difficultés économiques importantes pour le pays. Mais, en accord avec le bel optimisme dont ils font preuve dans l'enquête de Fidelity Investments, les baby boomers au Canada se sentent encore pleins d'énergie et certains d'entre eux vont même jusqu'à affirmer qu'ils ne prendront pas leur retraite, ou envisagent de mettre en place un plan de succession pour assurer la pérennité de leur entreprise. 


16. calcul retraite

Complexe, le calcul de retraite n'en répond pas moins à des règles bien définies. Bien qu'il ne soit pas nécessaire de savoir le mener de bout en bout, comprendre les grands principes du calcul de la retraite peut être utile pour estimer le montant de sa future pension.

 

Pour effectuer le calcul de sa retraite, il n'est plus nécessaire aujourd'hui d'être calé en mathématiques. De nombreuses simulations en ligne existent à présent et permettent, en quelques minutes, d'obtenir une estimation du montant de la pension qui sera versée. En France, le gouvernement a même mis à la disposition des cotisants un outil particulièrement précis pour le calcul de la retraite, baptisé « m@rel ».

 

Toutefois, afin d'anticiper correctement un départ à la retraite, mieux vaut avoir compris les bases du calcul de la retraite. Le montant de la pension qui est versée aux retraités se compose normalement d'une retraite de base, versée par la caisse vieillesse de la Sécurité Sociale et capable d'aller jusqu'à 50 % du salaire de base du cotisant, et d'une complémentaire retraite obligatoire. Le calcul retraite effectué via un simulateur prend en compte ces deux versements.

 

Dans le calcul de la retraite, le nombre de trimestres ayant donné lieu à des cotisations est décisif. Actuellement en France, le calcul de la retraite ne fera intervenir un taux de 50 % que si le cotisant peut justifier d'au moins 160 à 164 trimestres d'activité ou d'une inaptitude au travail, d'une pension d'invalidité, d'un statut d'ancien combattant ou de prisonnier de guerre, d'un statut de mère ouvrière (3 enfants et 120 trimestres de cotisation au moins).

 


 

17. cumul retraite

Avec l'allongement de l'espérance de vie, le cumul retraite et emploi devient de plus en plus fréquent : à 60 ou 65 ans, bon nombre de jeunes retraités sont encore plein d'énergie et se sentent l'envie de continuer à pratiquer une activité professionnelle. D'un point de vue financier, le cumul retrait et emploi peut s'avérer extrêmement avantageux.

 

Le cumul retraite et emploi doit toutefois être manié avec précaution : pour qu'il reste intéressant, il ne doit pas dépasser certains plafonds. Concernant la retraite de base, versée par la Sécurité Sociale, les plafonds appliqués pour le cumul retraite et emploi ont été relevés depuis le 1er janvier 2007, et concernent ceux qui ont pris leur retraite depuis janvier 2004.

 

Pour un contrat salarié, le cumul retraite et salaire ne doit pas dépasser 160 % du Smic, ou la moyenne des trois derniers salaires perçus. La règle qui s'applique est celle qui est la plus avantageuse pour le retraité. Un retraité peut même travailler à nouveau pour son ancien employeur, à condition de laisser écouler 6 mois entre l'arrêt et la reprise de l'activité. Pour une rémunération tirée d'une création d'entreprise, le cumul retraite et emploi ne connaît aucune limite : quels que soient les gains enregistrés, la pension sera toujours versée dans son intégralité.

 

Mais attention : ces règles pour le cumul retraite et emploi s'appliquent uniquement pour la retraite de base. Les complémentaires appliquent des règles beaucoup plus strictes. L'ARRCO par exemple, n'autorise le cumul retraite et emploi que pour une activité de famille d'accueil auprès de personnes âgées, et à condition que les revenus perçus ne dépassent pas 50 % du Smic...


18. carte retraite

Un départ à la retraite est souvent l'occasion d'une petite fête entre collègues, et une carte retraite permet à chacun d'adresser ses voeux de bonheur au nouveau retraité. La carte retraite peut également être le support humoristique ou solennel d'une invitation à un pot de départ.

 

Si un beau cadeau est toujours apprécié, la carte retraite le complète judicieusement. Peu coûteuse, elle n'en aura pas moins une très grande valeur pour celui qui s'apprête à se lancer dans une nouvelle vie : signée par chacun de ses collègues, la carte retraite est un témoignage d'amitié ou d'affection beaucoup plus personnalisé qu'un cadeau.

 

Une carte retraite ne coûte que quelques euros en papeterie, et presque rien si elle est imprimée de chez soi. Une carte achetée en boutique sera parfaite au niveau de la présentation, mais le choix du message et de l'illustration risque d'être restreint. Avec une carte retraite récupérée sur internet et imprimée, les possibilités sont plus variées, et il est possible de trouver des dizaines de modèles, à imprimer tels quels ou à personnaliser avec une photo originale.   

 

Pour l'intéressé aussi, la carte retraite peut avoir une utilité : elle lui permet d'adresser un petit mot à ses collègues pour les informer de son départ à la retraite, et les inviter à un pot ou à une fête. Ces cartes sont particulièrement utiles pour le salariés de grandes entreprises, qui ne peut espérer rencontrer chacun de ses collègues pour les informer de sa mise à la retraite et les inviter. La carte retraite est dans ce cas une manière originale d'annoncer son départ, en peu de mots et souvent avec humour.

 

 


19. retraite fonctionnaire

La retraite de fonctionnaire diffère sensiblement de la retraite d'un salarié du secteur privé. L'âge de la retraite d'un fonctionnaire, ainsi que les conditions à remplir pour pouvoir bénéficier d'un taux maximal ou d'une bonification sont ainsi spécifiques au statut de salarié du secteur public.

 

Le départ à la retraite d'un fonctionnaire peut intervenir, comme pour n'importe quel salarié, à 60 ou 65 ans. Mais certains fonctionnaires, dits « actifs », peuvent arrêter leur activité beaucoup plus tôt. La notion de risque et de pénibilité intervient en effet pour certains fonctionnaires, comme les policiers, les personnels soignants des hôpitaux, les douaniers ou les surveillants pénitentiaires. La retraite de ces fonctionnaires est donc possible dès l'âge de 50 ou 55 ans.

 

Pour les « sédentaires », la retraite fonctionnaire peut également s'envisager de manière anticipée tout en bénéficiant d'un taux plein pour les pères et mères de trois enfants au moins, ou ceux qui ont élevé trois enfants pendant neuf ans. A condition d'avoir interrompu son activité pour chacun des enfants pendant deux mois au moins (congé de maternité, de paternité, d'adoption, congé parental, de présence parentale ou mise en disponibilité), le parent peut bénéficier de sa retraite de fonctionnaire dès qu'il a accompli 15 ans de service.

 

Le calcul d'une retraite de fonctionnaire prend également en compte des bonifications ou surcotes plus nombreuses que dans le privé. Pour les militaires par exemple, une bonification est accordée en fonction des campagnes auxquelles ils ont participé. Pour les surveillants pénitentiaires tout comme pour les policiers et les militaires, la retraite de fonctionnaire prend en compte une bonification d'un an tous les 5 ans, accordée automatiquement.    


20. invitation retraite

Une invitation retraite, c'est bien davantage qu'un petit bout de papier ! Au moment du départ, même lorsqu'il a été attendu avec impatience, être entouré de ses (futurs) anciens collègues est généralement source de réconfort avant de sauter le pas et de se lancer dans une vie en complète rupture avec les habitudes de la vie active.. Une invitation retraite, c'est le moyen de prévenir ses collègues d'un départ à la retraite, mais aussi de l'état d'esprit dans lequel ce départ a lieu, et de les convier à une petite cérémonie d'adieux sous forme d'un pot ou d'une fête.

 

Dans une petite entreprise, l'invitation retraite peut paraître superflue, puisque, en règle générale, chacun est au courant du départ de son collègue plusieurs mois à l'avance. Mais dans une entreprise comptant plusieurs dizaines d'employés, l'invitation retraite est à la fois le moyen de faire venir le plus de monde possible au pot de départ, et, tout simplement, d'informer ses collègues.

 

Dans tous les cas, une invitation retraite permet d'adresser à chacun un petit mot et de l'inviter personnellement. Plus marquante qu'une affiche scotchée sur les machines à café, l'invitation retraite permet d'emblée de donner le ton et d'annoncer, de manière concise, la manière dont ce départ est vécu par l'intéressé.

 

Fort logiquement, donc, l'invitation retraite peut se traduire par une carte pleine d'émotion, retraçant les évènements les plus marquants d'une carrière au sein d'une entreprise, ou, au contraire, par une annonce humoristique appuyant davantage sur les mille et une activités qui vont enfin pouvoir être réalisées. Pour trouver une invitation retraite originale, certains sites proposent des modèles à personnaliser avant de les imprimer, qui comportent déjà une illustration et un texte, à modifier ou à utiliser tel quel.


21. demande retraite

Pour éviter toute déconvenue, une demande de retraite doit être planifiée entre 4 et 6 mois avant le départ effectif. Mais à qui faut-il s'adresser pour faire une demande de retraite, et comment faut-il procéder ?

 

Si la demande de retraite intervient avant l'âge normalement fixé, c'est bien sûr l'employeur qui doit être informé en premier lieu. Dans un deuxième temps, la CNAV, qui dépend de la Sécurité Sociale, ainsi que la ou les complémentaires, doivent être sollicitée pour une demande de retraite : seuls les organismes correspondant au dernier emploi tenu doivent être prévenus, car ils se chargeront ensuite de transmettre la demande aux complémentaires attachées aux emplois précédents.

 

La demande de retraite se fait séparément auprès de chacune des caisses concernées. Pour la Cnav, la demande peut se faire par internet. Pour les autres caisses, complémentaires obligatoires ou non, un envoi en recommandé est le moyen le plus sûr de faire parvenir sa demande de retraite.

 

La demande de retraite doit impérativement être formulée plusieurs mois à l'avance, car le délai pour recevoir un premier versement peut être très long. Par ailleurs, toutes les caisses ne versent pas la pension selon les mêmes modalités : la Cnav verse une pension mensuelle à terme échu (à la fin du mois pour le mois écoulé), tandis que les retraites complémentaires comme ARRCO et AGIRC  fonctionnent par un versement trimestriel couvrant les trois mois suivants. Il faut également savoir que, même en ayant planifié sa demande de retraite, les problèmes de trésorerie sont quasiment inévitables, et il est toujours préférable de disposer d'une petite somme d'argent pour faire le joint entre le dernier salaire et la première pension.

 

 


22. discours retraite

Moment important d'un pot de départ, un discours retraite se prépare à l'avance : pas question au jour J de bafouiller en cherchant ses mots, ou de réaliser soudain que le texte prévu ne correspond pas du tout à l'état d'esprit du nouveau retraité... Pour éviter les impairs et concocter un discours de retraite à la fois drôle et émouvant, voici donc quelques pistes et conseils.

 

Avant de se lancer dans la rédaction d'un discours de retraite, il faut s'interroger sur la manière dont ce départ est vécu par l'intéressé : s'agit-il d'un souhait enfin réalisé, ou, à l'inverse, d'un changement redouté et d'une épreuve longtemps repoussée ? Selon la réponse, le discours de retraite n'aura pas du tout le même contenu : mieux vaudra faire preuve de délicatesse si le départ en retraite est problématique pour le collègue, tandis que dans le cas d'un départ très attendu, humour et légèreté trouveront leur place sans problème.

 

Une fois ce point éclairci, la rédaction du discours de retraite peut démarrer. Il est plutôt conseillé d'éviter un texte trop long : une page suffit amplement si elle est bien tournée. La construction d'un discours de retraite peut être très variée, et, par exemple, suivre une chronologie (de l'arrivée du collègue dans l'entreprise à son départ, avec anecdotes à la clé), ou partir sur l'énumération de « l'après » : tout ce que le collègue va enfin pouvoir faire...

 

Pour se faire une idée des discours de retraite habituels, de nombreux modèles gratuits sont disponibles sur internet. S'il est préférable d'éviter de les utiliser tels quels, ces discours de retraite peuvent néanmoins représenter une structure à conserver, ou donner quelques bonnes idées de formulation. 


23. cotisations retraite

Les cotisations retraite sont multiples : entre les cotisations pour le régime de base et les cotisations pour les complémentaires, obligatoires ou non, comment s'y retrouver ? En fonction du statut social du travailleur (salarié ou indépendant), et de son employeur (public ou privé), les cotisations retraite ne sont effectivement pas les mêmes.

 

Pour les indépendants, les cotisations retraite sont normalement gérées par le RSI ou la CIPAV. L'affiliation à l'une ou l'autre de ces deux caisses dépend du type d'activité de l'entreprise. Pour les salariés, les cotisations retraite ne fonctionnent pas de la même manière pour ceux qui travaillent dans le privé et pour les fonctionnaires.

 

Pour les salariés du privé, les cotisations retraite se composent d'un versement à la Cnav et d'un deuxième versement à l'ARRCO qui permettra de compléter la pension du régime de base de 20 % environ. De plus en plus d'entreprises imposent à leurs salariés de cotiser en plus à d'autres complémentaires, afin qu'ils soient mieux couverts encore au jour de leur retraite. Pour les cadres salariés du privé, des cotisations retraite sont également versées à l'AGIRC.

 

Pour les fonctionnaires, les cotisations retraites sont moins complexes. Ils cotisent en effet à un régime de base spécifique à leur statut, mais n'ont pas été tenus pendant longtemps de cotiser à une complémentaire retraite. Toutefois, ce dernier point a changé depuis 2005, et de plus en plus de fonctionnaires sont soumis à des cotisations retraite obligatoires, bien que ce fonctionnement ne soit pas encore appliqué dans tous les corps de métier.


24. montant retraite

Le montant de la retraite dépend de très nombreux paramètres. Certains sont évidents, comme le nombre d'années passées à cotiser, mais d'autres facteurs moins connus jouent également sur le montant de la retraite.

 

Le montant de la retraite se calcule sur la base d'un pourcentage, qui peut être à taux plein ou non. Lorsqu'il est à taux plein, le montant de la retraite, pour le régime de base, correspond à 50 % de la moyenne des trois derniers salaires enregistrés. Bien entendu, ce calcul ne donne pas à lui seul le montant de la retraite, puisqu'il est complété par les versements d'une ou de plusieurs complémentaires retraite.

 

En principe, pour atteindre le montant de retraite maximal du régime de base, il faut avoir travaillé (et cotisé) pendant 164 trimestres si l'on est né en 1952 et après. Pour ceux qui sont nés avant 1949, ce chiffre est ramené à 160, à 161 pour ceux qui sont nés en 1949, à 162 pour ceux qui sont nés en 1950 et à 163 pour ceux qui sont nés en 1951. Pour un même nombre de trimestres cotisés, le montant de la retraite ne sera donc pas identique en fonction de la date de naissance du retraité...

 

Le montant de la retraite peut également varier en fonction d'autres paramètres, qui se traduisent par une surcote ou une décote. La décote intervient lorsque le nombre de trimestres minimum n'a pas été atteint au moment du départ à la retraite. A l'inverse, poursuivre son activité alors que le taux plein est déjà acquis, avoir eu un ou plusieurs enfants, ou pratiquer un travail pénible et/ou dangereux donnent droit à une surcote. Ainsi, un militaire ayant participé à certaines campagnes verra le montant de sa retraite augmenter grâce à une bonification.

 

  

25. voeux retraite

Incontournable tradition d'un pot de départ, les voeux de retraite ne sont pas toujours évidents à formuler. Même si l'attention est le principal, trouver les mots justes pour saluer le départ d'un collègue permet de lui témoigner son affection et de reconnaître la qualité du travail qu'il a accompli : les voeux de retraite seront, sur un petit morceau de papier, le résumé de plusieurs années de dévouement.

 

Bien que les voeux de retraite puissent être réduits à une petite carte toute simple accompagnée d'un « bonne retraite ! », un texte plus original ou plus long aura forcément davantage d'impact. Pour formuler des voeux de retraite, tous les tons sont possible : de l'hommage solennel à la camaraderie moqueuse entre collègue, la palette est vaste.

 

Afin de faciliter la tâche aux collègues en panne d'inspiration pour rédiger ces fameux voeux de retraite, de nombreux sites internet proposent des modèles prêts à l'emploi. Ils célèbrent tous le temps passé ensemble autour d'un même projet, et le passage vers une nouvelle vie débarrassée des contraintes du travail. Ces voeux de retraite sont évidemment à personnaliser, mais ils offrent d'emblée une base bien utile pour écrire son propre texte.

 

Pour rendre les voeux de retraite plus agréables à recevoir encore, un petit cadeau d'accompagnement sera toujours le bienvenu. Une cagnotte peut être prévue à cet effet, et permettra, selon son montant, de doubler les voeux de retraite d'un bouquet de fleurs, d'une boîte de chocolats, d'un séjour dans un chalet, d'une cafetière ou d'un produit high-tech. 

 

 

 

 

26. minimum retraite

En France, un minimum retraite permet aux personnes de 65 ans et plus de ne pas descendre en-dessous d'une certaine somme pour vivre. Cette aide est versée par la Sécurité Sociale via la Cnav. A combien s'élève donc ce minimum retraite, et qui concerne-t-il ?

 

Le minimum retraite existe depuis 1956 mais il a été récemment simplifié et  revalorisé. En avril 2009, il a en effet été majoré de 6,9 %, soit une quarantaine d'euros : il s'élève donc aujourd'hui à 677 euros pour une personne seule. Egalement appelé Aspa (Allocation Solidaire pour les Personnes Agées), le minimum retraite était autrefois composé de plusieurs aides, dont, par exemple, l'allocation supplémentaire vieillesse, mais il est réduit à présent à un versement unique. 

 

A la manière de l'ancien RMI, le montant du minimum retraite est fixé en fonction de la situation familiale du demandeur et de ses ressources. Ainsi, pour une personne qui touche une pension de 400 euros par mois, l'Aspa s'élèvera à 377 euros seulement, afin que la somme des deux versements atteigne les 677 euros du minimum retraite.  

 

Pour pouvoir prétendre au minimum retraite, la seule condition à remplir est d'être âgé de 65 ans ou plus. Pour les personnes déclarées inaptes au travail, pour les anciens combattants ou pour les mères de famille ouvrières ayant trois enfants au moins, l'âge fixé pour toucher l'Aspa est abaissé à 60 ans. On estime actuellement que 600 000 personnes âgées vivent grâce au minimum retraite, et 70 % d'entre elles sont seules.

 

 

 

27. retraite militaire

La retraite de militaire est en principe identique à celle d'un fonctionnaire. Mais certaines particularités, dues notamment aux risques du métier et à ses contraintes, viennent compliquer un peu le calcul d'une retraite de militaire.

 

Pour un officier, la retraite militaire s'envisage à partir de 25 années de services. Pour les autres, 15 années de services sont suffisantes pour avoir droit à la retraite. Lorsqu'un militaire atteint l'âge limite pour exercer sa fonction, sans avoir cumulé pour autant le nombre d'années nécessaires pour prétendre à la retraite militaire, cette règle est assouplie.

 

Pour ouvrir ses droits à la retraite militaire en 2009, il fallait avoir cumulé 161 trimestres (40 ans), qui permettent d'accéder à une pension à taux plein, soit à 75 %. Si le nombre de trimestres travaillés est inférieur à 161 au jour de la retraite, le montant de la pension sera minoré (décote). A l'inverse, si un militaire continue à travailler alors qu'il a déjà effectué ses 161 trimestres, il bénéficiera d'une surcote de 1,25 % par trimestre supplémentaire effectué à compter du 1er janvier 2009. La surcote ne peut toutefois s'appliquer à la retraite militaire au-delà de 20 trimestres.

 

Le système des bonifications est également plus marquant pour une retraite militaire, et cette particularité est commune à d'autres métiers de la fonction publique qui présentent un danger particulier ou une pénibilité reconnue. Les bonifications sont en fait des périodes de travail fictives qui sont ajoutées au temps de travail réel des militaires. Par exemple, un militaire ayant interrompu son activité à la naissance de son enfant (avant 2004), aura droit à une bonification d'un an qui sera comptabilisée au moment du calcul de sa retraite militaire.

 

 

 

28. revalorisation retraite

 

La revalorisation de retraite, qu'est-ce que c'est ? Conçue pour éviter que les retraités subissent une baisse de leur pouvoir d'achat au fil du temps, la revalorisation de retraite est une augmentation annuelle qui est basée sur l'évolution des prix.

 

Depuis 2009, la revalorisation de retraite intervient au 1er avril de chaque année. Elle était auparavant fixée au 1er janvier, mais la date a été reculée afin de baser le calcul sur les chiffres réels et non sur une estimation. Chaque année, la revalorisation de retraite fait donc augmenter sensiblement le montant de la pension versée début mai (puisque la Cnav fait ses versements au mois échu).

 

En 2009, la revalorisation de retraite a été de 1,01 %. Le chiffre a déçu bon nombre de retraités, car la hausse avait été évaluée au départ à 2,1 % en raison d'une forte inflation. En étant programmée pour le 1er janvier, la revalorisation de retraite était souvent calculée sur des estimations qui s'avéraient erronées par la suite – comme ce fut le cas en 2009 – et le déplacement de la date permet donc de se fonder sur les chiffres réels plutôt que sur des projections qui coûtaient cher à la Cnav.

 

Pour les complémentaires, la revalorisation de retraite joue également. Ainsi, en 2009 toujours, les caisses ARRCO et AGIRC ont augmenté leurs versements trimestriels de 1,46 %. Tout comme la Cnav, ces deux complémentaires obligatoires font intervenir la revalorisation de retraite au 1er avril, mais elles effectuent leurs versements à l'avance, soit au 1er avril. 

 

 


29. calcul de pension

Comment fonctione le calcul de pension ? Quels sont les paramètres qui interviennent dans le calcul de pension, et comment faire pour anticiper le jour de sa retraite ?

 

Le calcul de pension diffère en fonction des corps de métiers ou de l'importance des postes occupés. Il y a toutefois une base commune à toutes les pensions : celle de la Sécurité Sociale, gérée par la Cnav. Pour ce régime de base, le calcul de pension s'effectue à partir d'un taux, qui peut atteindre 50 % des derniers salaires perçus si, au total, 164 trimestres ont bien été travaillés et cotisés. 

 

Bien entendu, le calcul de pension intègre également les versements de complémentaires retraites. Pour certains, comme les fonctionnaires, aucune complémentaire n'est encore obligatoire. En revanche pour les salariés du privé, le calcul de pension prendra en compte les cotisations obligatoires versées à l'ARRCO (et à l'AGIRC pour les cadres).

 

Le calcul de pension est enfin déterminé par un système de décote et de surcote. La décote s'applique si le nombre de trimestres cotisés est inférieur à 164 trimestres. La surcote intervient lorsque le travailleur continue à travailler alors qu'il a déjà droit au taux plein : chaque trimestre travaillé supplémentaire lui donne droit à une augmentation de sa future retraite. Pour les pères et mères de famille, le calcul de pension prévoit une bonification d'une année pour chaque enfant élevé (sous certaines conditions toutefois), de la même manière que les militaires peuvent obtenir des bonifications pour des missions à l'étranger.

 

 


30. retraite agricole

 

Bien que fonctionnant globalement sur le même principe que les retraites des salariés du privé, la retraite agricole se caractérise par quelques spécificités. Comment se calcule donc une retraite agricole ?

 

Pour une retraite agricole, les salaires qui sont pris en compte pour le calcul du montant de la pension ne sont pas, comme pour les salariés du privé, les trois derniers perçus. La retraite agricole se calcule en effet à partir d'un moyenne, appelée SAM (Salaire Annuel Moyen), correspondant aux 10 à 25 meilleures années de l'agriculteur.

 

Ainsi, pour une retraite agricole prise avant l'âge de 60 ans, le calcul fera intervenir les 25 meilleures années du travailleur s'il est né après 1947. Le SAM ne peut toutefois pas excéder le plafond fixé par la Sécurité Sociale, qui est actuellement d'un montant de 2859 euros par mois. La retraite agricole est également soumise à un plafond, qui ne peut jamais être dépassé, et équivaut à  la moitié du salaire plafond de la Sécurité Sociale, soit, au 1er janvier 2009, 1430 euros.

 

La retraite agricole est aujourd'hui en plein remaniement car elle n'est pas en phase avec certaines réalités du métier. Les agriculteurs déplorent notamment que les trimestres comptabilisés pour la retraite ne prennent pas en compte les années de travail effectuées avant l'âge de 21 ans, alors que bon nombre d'entre eux ont commencé à travailler à partir de 14 ou 15 ans. Par ailleurs, les épouses d'agriculteurs, souvent largement mises à contribution, ne sont pas encore suffisamment protégées en cas de décès de leur mari. Tous ces points seront traités dans la loi Fillon sur la retraite agricole qui devrait intervenir entre 2009 et 2010.    

Par Gloria - Publié dans : Retraite
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